top of page

Tendinopathie du long biceps à Waterloo : la douleur antérieure de l’épaule, diagnostic différentiel, thérapie manuelle, crochetage et dry needling en kinésithérapie

30 sept.
17 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 5 jours

Tendinopathie du long biceps à Waterloo : la douleur antérieure de l’épaule, diagnostic différentiel, thérapie manuelle, crochetage et dry needling en kinésithérapie

Sommaire




Introduction


La douleur de la face antérieure de l’épaule est l’un des motifs de consultation les plus fréquents au cabinet, et l’un des plus souvent mal étiquetés. Le patient désigne presque toujours la même zone, du bout de l’index, trois à quatre centimètres sous l’acromion, en avant du bras. Il dit que ça tire quand il attrape un objet sur une étagère, que ça brûle quand il porte un sac lourd le bras le long du corps, et que la nuit il ne peut plus dormir sur ce côté.


Ce tableau correspond dans une grande majorité des cas à une tendinopathie du chef long du biceps brachial, c’est-à-dire à la souffrance du tendon qui coulisse dans la gouttière bicipitale, sur la face antérieure de l’humérus. Ce tendon est fin, très sollicité, et surtout il travaille dans un couloir étroit où le moindre défaut de glissement se paie en douleur.


La difficulté de cette pathologie n’est pas son traitement, qui est bien codifié et donne d’excellents résultats en kinésithérapie. Sa difficulté est le diagnostic : le long biceps est rarement malade tout seul. Dans la majorité des épaules douloureuses, il souffre parce qu’autre chose ne fonctionne pas correctement au-dessus de lui, et traiter le tendon sans traiter la cause conduit droit à la récidive.


Damien Leclercq, kinésithérapeute à Waterloo, prend en charge ces épaules antérieures douloureuses par une approche qui associe thérapie manuelle, crochetage myo-aponévrotique, dry needling des points trigger et renforcement progressif. Le cabinet reçoit également des patients du Brabant wallon qui, après une chirurgie de l’épaule ou en période très douloureuse, ont besoin dans un premier temps d’une séance de kiné au cabinet près de Hennuyères adaptée à cette phase délicate.


Cet article détaille l’anatomie du tendon, les signes qui permettent de le reconnaître, les diagnostics avec lesquels il ne faut pas le confondre, et le déroulé concret d’une prise en charge au cabinet.



Le long biceps : un tendon suspendu dans une gouttière


Le biceps brachial possède deux chefs. Le court biceps s’insère sur le processus coracoïde, une structure osseuse solide et facilement accessible. Le chef long, lui, a un trajet bien plus surprenant : il naît du tubercule supra-glénoïdien et du bourrelet glénoïdien, à l’intérieur même de l’articulation, traverse la cavité articulaire, puis sort de l’épaule par la gouttière bicipitale creusée entre les deux tubercules de l’humérus.


Ce trajet intra-articulaire puis extra-articulaire est unique dans le corps humain, et il explique presque tout. Le tendon baigne dans le liquide synovial de l’articulation, il subit donc toutes les inflammations gléno-humérales. Il change de direction à angle droit au niveau du sommet de la tête humérale, ce qui crée une zone de frottement permanente. Et il est maintenu dans sa gouttière par une simple poulie ligamentaire, la poulie bicipitale, formée par des fibres venues du sous-scapulaire et du sus-épineux.



La poulie bicipitale, le maillon faible


Cette poulie est la clé de nombreuses épaules antérieures douloureuses. Lorsqu’elle se distend ou se déchire, le tendon devient instable : il subluxe hors de sa gouttière lors des mouvements de rotation, puis y revient. Ce ressaut interne, souvent perçu par le patient comme un claquement sourd en avant de l’épaule, est un signe qu’il ne faut pas négliger.


Une lésion de la poulie est rarement isolée. Elle accompagne très souvent une atteinte du bord supérieur du tendon sous-scapulaire, qui participe à la constitution de cette poulie. C’est pourquoi l’examen d’un long biceps douloureux comporte toujours un testing complet de la coiffe des rotateurs, et notamment du sous-scapulaire, trop souvent oublié au profit du sus-épineux.



Un tendon qui souffre rarement seul


Les travaux d’anatomie et d’arthroscopie convergent sur un point : la tendinopathie isolée du long biceps, sur une épaule par ailleurs parfaitement saine, est l’exception. Dans la grande majorité des cas, elle s’inscrit dans un contexte de conflit sous-acromial, d’atteinte de la coiffe, d’instabilité antérieure ou de dyskinésie de l’omoplate.


Cette réalité clinique a une conséquence directe sur le traitement. Masser le tendon, le crocheter et le piquer soulage, parfois spectaculairement, mais ce soulagement ne dure que si le bilan a identifié et corrigé ce qui le mettait en tension. L’essentiel du travail ne se fait donc pas sur le tendon lui-même, mais autour.



Reconnaître une tendinopathie du long biceps


Le motif de consultation est stéréotypé. Le patient décrit une douleur antérieure de l’épaule, bien localisée, qu’il montre d’un doigt et non de la paume. Cette précision du geste est déjà une information : une douleur de coiffe se montre généralement avec la main à plat sur le moignon de l’épaule ou sur le deltoïde latéral, alors qu’une douleur bicipitale se pointe.


La douleur irradie volontiers vers le bas, le long de la face antérieure du bras, parfois jusqu’au pli du coude. Elle ne dépasse pratiquement jamais le coude, ce qui la distingue d’une névralgie cervico-brachiale. Elle est réveillée par les gestes de flexion contre résistance et de supination : porter un plateau, tourner une clé dans une serrure dure, visser, soulever un enfant.



Les tests cliniques qui orientent


Trois tests structurent l’examen. Le test de palm-up, ou test de Speed, demande au patient de maintenir le bras tendu vers l’avant, paume vers le ciel, contre une résistance appliquée au poignet : la reproduction de la douleur dans la gouttière signe l’atteinte. Le test de Yergason recherche la même douleur lors d’une supination contrariée coude fléchi à quatre-vingt-dix degrés, et il explore plus spécifiquement la stabilité du tendon dans sa gouttière.


La palpation directe de la gouttière bicipitale complète le tableau, mais elle doit être menée avec méthode : bras en rotation interne de dix degrés environ, la gouttière se place alors en position antérieure stricte. Palpée trop en dehors, on tombe sur le tubercule majeur et le sus-épineux ; trop en dedans, sur le sous-scapulaire. Une palpation mal orientée produit des faux positifs à la chaîne.



Ce que la douleur nocturne raconte


La douleur nocturne est présente dans la majorité des tendinopathies bicipitales évoluées, mais son profil est instructif. Une gêne au décubitus latéral sur l’épaule concernée, qui cède dès que le patient change de position, oriente vers une souffrance mécanique. Une douleur qui réveille en seconde partie de nuit, indépendamment de la position, et qui s’accompagne d’un dérouillage matinal prolongé, doit faire évoquer une composante inflammatoire et renvoyer vers le médecin.


Le rythme des symptômes au fil de la journée compte tout autant. Une douleur qui s’installe après vingt minutes de travail bras en avant, qui oblige à poser l’outil, puis qui disparaît en quelques minutes de repos, décrit une tendinopathie d’hypersollicitation. Une douleur permanente, de fond, sans rapport avec l’effort, ne correspond pas à ce schéma et impose d’élargir le champ.


Le tableau ci-dessous résume les éléments qui permettent de distinguer la tendinopathie du long biceps des trois diagnostics avec lesquels elle est le plus souvent confondue.


Critère

Tendinopathie du long biceps

Conflit sous-acromial et coiffe

Névralgie cervico-brachiale

Localisation

Antérieure, gouttière bicipitale, montrée d’un doigt

Latérale, moignon et V deltoïdien, montrée à pleine main

Trajet radiculaire du cou jusqu’à la main

Irradiation

Face antérieure du bras, s’arrête au coude

Face externe du bras, s’arrête au coude

Dépasse le coude, atteint l’avant-bras et les doigts

Gestes déclenchants

Flexion et supination contre résistance, port de charge bras le long du corps

Élévation entre soixante et cent vingt degrés, bras au-dessus de la tête

Mouvements du cou, toux, position prolongée

Tests positifs

Speed, Yergason, palpation de la gouttière

Neer, Hawkins, Jobe

Spurling, distraction cervicale

Signes neurologiques

Absents

Absents

Fourmillements, perte de force, réflexes modifiés

Évolution habituelle

Favorable en six à douze semaines de rééducation

Favorable mais plus lente, six mois possibles

Dépend de la compression radiculaire, avis médical requis



Les causes et les gestes qui entretiennent la douleur


La tendinopathie du long biceps n’arrive presque jamais brutalement. Elle s’installe sur plusieurs semaines, parfois plusieurs mois, à la faveur d’un changement d’activité que le patient a souvent oublié au moment de la consultation. Reconstituer ce changement fait partie intégrante du bilan, car il sera aussi le premier levier de traitement.


Trois profils dominent les consultations. Le premier est le travailleur manuel dont les bras travaillent au-dessus de la ligne des épaules : électricien, peintre, plafonneur, mécanicien. Le deuxième est le sportif de lancer ou de charge : tennis, padel, volley, nage en crawl, musculée avec développes et tractions. Le troisième, plus discret, est le sédentaire de bureau dont l’épaule ne bouge plus assez et dont l’omoplate a perdu sa mobilité.



Les sports les plus pourvoyeurs


Le padel a modifié la physionomie des consultations d’épaule dans le Brabant wallon depuis quelques années. Les smashs et les sorties de vitre imposent des mouvements d’armer forcé en rotation externe et abduction, position qui met en tension maximale la poulie bicipitale et le bord supérieur du sous-scapulaire. La progression rapide des volumes de jeu chez des adultes peu préparés fait le reste.


La natation, et le crawl en particulier, produit un mécanisme différent : ce n’est pas l’intensité qui blesse mais la répétition, avec plusieurs milliers de cycles d’élévation par séance. La musculation, enfin, concentre les contraintes sur des gestes très spécifiques, au premier rang desquels le développé couché en prise large et les dips, où l’épaule part en extension au-delà du plan du corps. Chez l’adolescent sportif, les douleurs d’insertion obéissent à une logique différente, liée aux cartilages de croissance, comme l’illustre la maladie de Sever au talon.



L’erreur classique : étirer et continuer


Le premier réflexe, lorsqu’une épaule tire en avant, consiste à l’étirer. Le patient plaque la main contre un mur et se tourne, ce qui met précisément en tension maximale le tendon déjà irrité dans sa gouttière. L’étirement passif agressif d’un tendon en phase réactive est l’un des rares gestes qui aggrave de manière quasi systématique.


La seconde erreur est symétrique : l’arrêt total. Immobiliser une épaule douloureuse pendant trois semaines fait disparaître la douleur, mais au prix d’une perte de mobilité et d’un déconditionnement qui rendent la reprise plus difficile encore. Certains patients installent ainsi, sans le vouloir, le terrain d’une capsulite. Même lorsque la douleur est vive, une prise en charge de kiné au cabinet près de Hoeilaart permet de maintenir un travail de mobilité dès les premiers jours plutôt que d’attendre.



Le bilan kinésithérapique au cabinet de Waterloo


La première séance au cabinet de Waterloo) commence par un interrogatoire détaillé, qui occupe facilement le tiers du temps. Le kinésithérapeute fait préciser la date exacte d’apparition, le geste ou la période qui a précédé, l’évolution depuis, les traitements déjà essayés, et surtout la liste des gestes du quotidien devenus impossibles. Cette liste servira de critère de réussite à la fin de la prise en charge.


L’examen physique se déroule ensuite en trois temps : observation debout, testing actif et passif, puis palpation. L’observation renseigne sur la position de repos de l’omoplate, l’enroulement des épaules, l’attitude antalgique du bras et l’existence d’une amyotrophie des fosses sus et sous-épineuses.



Ce que le bilan mesure réellement


Quatre paramètres sont relevés et notés au dossier, car ils serviront de référence à chaque réévaluation. L’amplitude d’élévation antérieure active et passive, dont l’écart signe la part musculaire ou capsulaire du déficit. La rotation externe coude au corps, souvent la première à se limiter. La rotation interne mesurée par la hauteur vertébrale atteinte par le pouce dans le dos. Et la force en flexion et en supination, comparée au côté sain.


S’y ajoutent l’évaluation de la douleur sur une échelle numérique au repos, la nuit et à l’effort, ainsi qu’un score fonctionnel simple. Ces chiffres ne sont pas de la paperasse : ils permettent de dire objectivement, à la sixième séance, si la prise en charge fonctionne ou s’il faut changer de stratégie.



Remonter au-delà de l’épaule


Un bilan limité à la gouttière bicipitale passe à côté de la cause dans la plupart des cas. L’examen remonte donc systématiquement à la charnière cervico-dorsale, dont la raideur en extension limite la sonnette externe de l’omoplate, puis aux côtes supérieures, dont le blocage modifie le rythme scapulo-huméral.


La mobilité scapulo-thoracique est testée en décubitus latéral, omoplate prise à pleine main, dans les six directions. Un déficit de sonnette externe ou de bascule postérieure réduit mécaniquement l’espace sous-acromial et augmente la contrainte sur le long biceps. Pour les patients qui ne peuvent pas conduire dans les premières semaines, ce bilan complet peut être réalisé lors d’une séance de kiné au cabinet près de Huizingen, avec le même niveau d’exigence qu’au cabinet.



Thérapie manuelle : redonner du glissement à l’épaule


L’objectif de la thérapie manuelle) dans cette pathologie tient en une phrase : réduire la contrainte mécanique subie par le tendon en restaurant la mobilité de tout ce qui l’entoure. On ne traite pas un tendon avec les mains, on traite l’environnement qui le maltraite.


Le travail commence rarement par l’épaule elle-même. La levée des restrictions dorsales hautes et costales prépare le terrain, parce qu’une charnière cervico-dorsale libre autorise immédiatement quelques degrés d’élévation supplémentaires sans douleur.



Mobilisations gléno-humérales et concept Maitland


Sur l’articulation gléno-humérale, les mobilisations passives accessoires suivent les principes du concept Maitland, avec une gradation précise de l’intensité. Les grades un et deux, oscillatoires et de faible amplitude, sont utilisés en phase douloureuse pour leur effet antalgique et leur action sur le liquide synovial. Les grades trois et quatre, qui travaillent en fin d’amplitude, ne sont introduits que lorsque la douleur nocturne a cédé.


Les glissements postérieurs et inférieurs de la tête humérale sont les plus utiles : ils recentrent la tête dans la glène et redonnent de l’espace à la partie supérieure de l’articulation. Un glissement postérieur effectué en position d’élévation progressive permet de gagner de l’amplitude dans la zone où le patient est habituellement limité.



Mobilisations avec mouvement selon Mulligan


Le concept Mulligan apporte un complément précieux sur cette épaule. Le principe des mobilisations avec mouvement consiste à appliquer un glissement passif indolore pendant que le patient réalise activement le geste douloureux. Si le glissement choisi est correct, le mouvement devient immédiatement moins douloureux et plus ample.


Cette réponse instantanée a une valeur double : thérapeutique, puisqu’elle permet de répéter des amplitudes propres, et diagnostique, puisqu’une absence totale de réponse doit faire reconsidérer l’hypothèse mécanique. La technique est ensuite transmise au patient sous forme d’auto-mobilisation avec une sangle, à réaliser chez lui.



Ce que la thérapie manuelle ne fait pas


Il faut le dire clairement en début de prise en charge : aucune technique manuelle ne répare une rupture tendineuse, ne recolle une poulie bicipitale déchirée ni ne supprime un bec acromial. Ce que la thérapie manuelle apporte, c’est une réduction rapide de la douleur et un gain de mobilité qui rendent possible le vrai traitement de fond, le renforcement.


Un patient soulagé en séance qui reprend le lendemain quatre heures de peinture au plafond retrouvera sa douleur en quarante-huit heures. La main du kinésithérapeute ouvre une fenêtre ; ce que le patient fait de cette fenêtre décide du résultat.



Crochetage et dry needling sur la chaîne antérieure


Ces deux techniques instrumentales occupent une place importante dans la pratique du cabinet, parce que la tendinopathie du long biceps s’accompagne presque toujours d’adhérences antérieures et de points trigger très reproductibles.



Le crochetage myo-aponévrotique de la région antérieure


Le crochetage myo-aponévrotique, ou fibrolyse diacutanée, utilise des crochets métalliques dont l’extrémité vient chercher les cloisons conjonctives entre les plans musculaires. Sur l’épaule antérieure, le travail vise les interfaces entre deltoïde antérieur et grand pectoral, entre grand pectoral et court biceps, ainsi que la région sous-coracoïdienne où les adhérences sont fréquentes chez les travailleurs bras en avant.


La règle est de ne jamais crocheter la gouttière bicipitale elle-même en phase inflammatoire. Le tendon y est superficiel, déjà irrité, et l’agression directe d’une structure réactive produit une exacerbation qui dure plusieurs jours. Le crochetage travaille autour, sur les plans de glissement, et gagne indirectement sur la contrainte tendineuse.



Dry needling des points trigger de la chaîne antérieure


Le dry needling, ou puncture sèche des points trigger myofasciaux, utilise des aiguilles fines stériles à usage unique introduites dans le cordon myalgique jusqu’à obtention de la réponse de secousse locale. Sur ce tableau clinique, quatre muscles reviennent systématiquement : le sous-scapulaire, l’infra-épineux, le grand pectoral et le court biceps.


Le sous-scapulaire mérite une mention particulière. Ses points trigger projettent une douleur postérieure d’épaule et une douleur en bracelet au poignet, tableau si trompeur qu’il conduit parfois à des explorations inutiles. Sa mise en tension chronique limite la rotation externe et augmente mécaniquement la contrainte sur la poulie bicipitale. Son traitement transforme souvent le tableau en deux ou trois séances.


La puncture n’est jamais réalisée dans le tendon lui-même. Elle s’adresse au muscle, jamais à la structure tendineuse réactive. Les suites habituelles associent une courbature de vingt-quatre à quarante-huit heures, normale et attendue, qu’il faut annoncer au patient pour qu’il ne l’interprète pas comme une aggravation.



Renforcement progressif et retour aux activités


C’est la partie du traitement qui décide du résultat à long terme, et c’est aussi celle qui se joue entre les séances, chez le patient. Un tendon ne guérit pas par le repos : il guérit par une remise en charge progressive et dosée, qui stimule la réorganisation de ses fibres de collagène.



La règle de la douleur pour doser l’effort


Le principe est enseigné dès la première séance et il est simple. Pendant et après l’exercice, une douleur qui reste modérée et supportable est acceptable ; elle doit être revenue au niveau de départ dans l’heure qui suit, et le lendemain matin l’épaule ne doit pas être plus raide que la veille. Si l’un de ces trois critères n’est pas rempli, la charge était trop élevée.


Cette règle donne au patient un outil de décision autonome, ce qui change tout sur une prise en charge de plusieurs mois. Elle évite aussi le balancement habituel entre la peur de bouger et la reprise brutale dès que la douleur s’estompe.



La progression en trois étapes


La première étape est isométrique. Des contractions de flexion de coude et de supination maintenues trente à quarante-cinq secondes, répétées quatre à cinq fois, produisent un effet antalgique immédiat et permettent de charger le tendon sans mouvement. Elles sont réalisables dès la phase douloureuse, parfois plusieurs fois par jour.


La deuxième étape introduit le travail dynamique lent, en privilégiant la phase excentrique : flexion de coude avec haltère légère descendue en trois secondes, supination contrôlée avec un marteau ou une barre légère. La troisième étape ajoute le travail de la coiffe et des stabilisateurs de l’omoplate, puis les gestes spécifiques du métier ou du sport, reproduits à vitesse croissante.



Trois exercices à faire à la maison


Le premier est l’isométrique de supination : coude au corps fléchi à quatre-vingt-dix degrés, la main tente de tourner la paume vers le haut contre la main opposée qui résiste, trente secondes, cinq répétitions. Le deuxième est la rotation externe en élastique, coude au corps, calé par une serviette roulée, quinze répétitions lentes, trois séries.


Le troisième est le travail de sonnette externe de l’omoplate, réalisé face à un mur, avant-bras en appui, en poussant le mur et en laissant l’omoplate glisser vers l’extérieur et vers le haut. Ces trois exercices sont réévalués et ajustés à chaque séance. Leur apprentissage se fait directement lors d’une séance de kiné au cabinet près de Huldenberg.



Reprendre le travail et le sport sans tout arrêter


La reprise se construit par paliers hebdomadaires en jouant sur trois variables successives : d’abord la durée des séquences bras en avant ou au-dessus de la tête, ensuite la charge portée, enfin la vitesse d’exécution et le caractère explosif du geste. Modifier deux variables en même temps est la meilleure façon de ne pas savoir ce qui a fait échouer le palier.


Pour les métiers bras en élévation, l’aménagement du poste vaut souvent mieux qu’un arrêt : rehausser le plan de travail, rapprocher l’outil du corps, fractionner les séquences en périodes de quinze minutes entrecoupées de tâches bras bas. Pour les sportifs, la reprise passe d’abord par les gestes sans armer, avant la réintroduction progressive des smashs et des services.



Le parcours de soins en Belgique


La prise en charge d’une épaule douloureuse commence par une consultation médicale, chez le médecin généraliste ou chez le spécialiste. L’examen clinique suffit le plus souvent à orienter le diagnostic ; l’échographie dynamique, réalisée par un opérateur expérimenté, reste l’examen le plus utile pour visualiser le tendon dans sa gouttière et rechercher une subluxation.



Prescription, conventionnement et mutuelle


En Belgique, la kinésithérapie est régie par la nomenclature de l’INAMI, qui distingue notamment les séances courantes codées K15 et les séances relevant de situations particulières codées K20 ou K30. Le nombre de séances remboursées et leur catégorie dépendent de la pathologie et de la rédaction de la prescription médicale.


Damien Leclercq exerce en tant que kinésithérapeute conventionné INAMI. La prescription médicale est nécessaire pour l’intervention de l’assurance obligatoire, et il est utile qu’elle mentionne le diagnostic ainsi que le nombre de séances souhaité. Pour toute question relative à l’intervention complémentaire, il convient de voir avec votre mutuelle, qu’il s’agisse de Solidaris, de Partenamut, de la Mutualité Chrétienne ou d’un autre organisme assureur. Les honoraires sont affichés en cabinet.



Les signes qui imposent de revoir le médecin


Le kinésithérapeute réoriente vers le médecin prescripteur dans plusieurs situations : absence de toute amélioration après six à huit séances bien conduites, apparition d’une perte de force franche en flexion ou en supination, survenue d’un claquement brutal suivi d’une déformation en boule de la face antérieure du bras, douleur nocturne qui s’aggrave malgré le traitement, ou signes neurologiques distaux.


La déformation en boule, appelée signe de Popeye, correspond à une rupture du tendon du long biceps. Contrairement à ce que son aspect laisse craindre, elle est souvent bien tolérée fonctionnellement chez le patient de plus de cinquante ans et s’accompagne fréquemment d’une disparition de la douleur, mais elle justifie toujours un avis médical. Le cabinet reçoit des patients de Waterloo 1410 et de l’ensemble du Brabant wallon ; les personnes âgées ou peu mobiles bénéficient elles aussi d’une séance de kiné au cabinet près d’Incourt adaptée à leur situation.



Témoignage d’un patient du Brabant wallon


« Je suis électricien indépendant et je passe une bonne partie de mes journées les bras en l’air, à tirer des câbles dans des faux plafonds. La douleur est arrivée sans que je m’en rende compte, un chantier d’immeuble qui a duré six semaines. Au début ça tirait juste en fin de journée, et puis j’ai commencé à avoir mal en attrapant ma caisse à outils. »


« Ce qui m’a décidé à consulter, c’est la nuit. Je ne pouvais plus dormir sur le côté droit, et je me réveillais dès que je bougeais le bras. Mon médecin m’a fait une échographie et une prescription, et j’ai pris rendez-vous au cabinet de Waterloo. J’avoue que je m’attendais à me faire dire d’arrêter de travailler pendant deux mois. »


« Ce n’est pas du tout ce qui s’est passé. On a commencé par débloquer le haut du dos, ce qui m’a surpris parce que je n’avais mal qu’à l’épaule. Il y a eu du crochetage en avant, des aiguilles dans l’omoplate qui faisaient un drôle d’effet mais qui ont vraiment libéré quelque chose, et surtout des exercices à faire tous les jours. On a aussi revu comment j’organisais mes chantiers, en alternant les tâches en hauteur et les tâches au sol. »


« Les nuits se sont arrangées après trois semaines, et j’ai retrouvé une épaule normale au bout de deux mois et demi. Je n’ai pas arrêté de travailler une seule journée. Je continue mes exercices deux fois par semaine, parce que j’ai compris que le problème n’était pas l’épaule en elle-même mais la façon dont je la faisais travailler. »


Témoignage de Laurent, électricien indépendant du Brabant wallon.



Questions fréquentes sur la tendinopathie du long biceps



Combien de temps dure une tendinopathie du long biceps ?


Prise en charge correctement, la douleur diminue nettement en trois à six semaines et la récupération fonctionnelle complète demande en moyenne deux à trois mois. Les formes anciennes, installées depuis plus de six mois, ou celles qui accompagnent une atteinte de la coiffe, demandent davantage de temps. Le facteur qui influence le plus la durée n’est pas la sévérité initiale mais la régularité des exercices à domicile.



Faut-il arrêter complètement le sport ou le travail ?


Dans la grande majorité des cas, non. L’arrêt total fait disparaître la douleur à court terme mais déconditionne le tendon et l’épaule, ce qui rend la reprise plus difficile et favorise la récidive. Ce que l’on modifie, ce sont les gestes les plus contraignants, la durée des séquences bras en élévation et les charges portées, en gardant une activité adaptée.



Une échographie ou une IRM sont-elles nécessaires ?


Le diagnostic est avant tout clinique. L’échographie dynamique apporte un complément utile parce qu’elle visualise le tendon en mouvement et dépiste une subluxation hors de la gouttière, ce qu’une IRM statique montre moins bien. L’IRM garde son intérêt lorsqu’une lésion associée de la coiffe ou du bourrelet est suspectée. La décision appartient au médecin.



Le dry needling est-il douloureux ?


L’insertion de l’aiguille est peu perceptible. Ce qui se ressent, c’est la réponse de secousse locale, une contraction brève et involontaire du muscle, souvent décrite comme une crampe fugace. Elle dure une fraction de seconde. Les suites habituelles comportent une courbature de vingt-quatre à quarante-huit heures, comparable à celle d’une séance de sport, qui est normale et attendue.



Une prescription médicale est-elle nécessaire en Belgique ?


Oui. Les séances de kinésithérapie prises en charge dans le cadre de la nomenclature INAMI nécessitent une prescription médicale. Il est préférable qu’elle précise le diagnostic et le nombre de séances souhaité. Pour les modalités d’intervention complémentaire, il faut voir avec votre mutuelle.



Que se passe-t-il si le tendon se rompt ?


La rupture du tendon du long biceps se manifeste par un claquement, parfois une ecchymose, et par la descente du muscle qui forme une boule sur la face antérieure du bras. Elle s’accompagne le plus souvent d’un soulagement net de la douleur et d’une perte de force en supination généralement bien tolérée après cinquante ans. Un avis médical reste indispensable, la conduite à tenir dépendant alors de l’âge, du niveau d’activité et des lésions associées.



Prendre rendez-vous au cabinet de Waterloo


Une douleur en avant de l’épaule qui résiste depuis plus de trois semaines, qui gêne le sommeil ou qui oblige à modifier sa façon de travailler mérite un bilan précis. Plus l’atteinte est prise tôt, plus la récupération est rapide et plus le risque d’enraidissement secondaire est faible.


Le cabinet de Damien Leclercq, kinésithérapeute à Waterloo, propose un bilan complet de l’épaule et de la charnière cervico-dorsale, puis un programme associant thérapie manuelle Maitland et Mulligan, crochetage myo-aponévrotique, dry needling des points trigger et renforcement progressif adapté à votre métier et à votre sport.


Une douleur à l’avant de l’épaule qui ne passe pas ? Prenez rendez-vous avec Damien Leclercq, kinésithérapeute à Waterloo pour un bilan complet et un programme adapté à votre situation.

 
 

Contact : 

Mes prestations par ville

©2026 par Kinésithérapie Leclercq. 

Comment se passe une rééducation avec un kiné près de Wagnelée ?

Découvrez les étapes d’une rééducation avec un kinésithérapie. Des exercices personnalisés et un suivi adapté à votre progression près de Wagnelée.

Comment se passe une rééducation avec un kiné près de Sart-Dames-Avelines ?

Découvrez les étapes d’une rééducation avec un kinésithérapie. Des exercices personnalisés et un suivi adapté à votre progression près de Sart-Dames-Avelines.

Comment se passe une rééducation avec un kiné près de Sombreffe ?

Découvrez les étapes d’une rééducation avec un kinésithérapie. Des exercices personnalisés et un suivi adapté à votre progression près de Sombreffe.

Comment se passe une rééducation avec un kiné près de Marbais ?

Découvrez les étapes d’une rééducation avec un kinésithérapie. Des exercices personnalisés et un suivi adapté à votre progression près de Marbais.

Comment se passe une rééducation avec un kiné près de Tilly ?

Découvrez les étapes d’une rééducation avec un kinésithérapie. Des exercices personnalisés et un suivi adapté à votre progression près de Tilly.

Comment se passe une rééducation avec un kiné près d'Incourt ?

Découvrez les étapes d’une rééducation avec un kinésithérapie. Des exercices personnalisés et un suivi adapté à votre progression près d'Incourt.

Comment se passe une rééducation avec un kiné près de Tourinnes-Saint-Lambert ?

Découvrez les étapes d’une rééducation avec un kinésithérapie. Des exercices personnalisés et un suivi adapté à votre progression près de Tourinnes-Saint-Lambert.

Comment se passe une rééducation avec un kiné près de Perwez ?

Découvrez les étapes d’une rééducation avec un kinésithérapie. Des exercices personnalisés et un suivi adapté à votre progression près de Perwez.

Comment se passe une rééducation avec un kiné près de Corroy-le-Grand ?

Découvrez les étapes d’une rééducation avec un kinésithérapie. Des exercices personnalisés et un suivi adapté à votre progression près de Corroy-le-Grand.

Comment se passe une rééducation avec un kiné près d'Hamme-Mille ?

Découvrez les étapes d’une rééducation avec un kinésithérapie. Des exercices personnalisés et un suivi adapté à votre progression près d'Hamme-Mille.

Comment se passe une rééducation avec un kiné près de Fleurus ?

Découvrez les étapes d’une rééducation avec un kinésithérapie. Des exercices personnalisés et un suivi adapté à votre progression près de Fleurus.

Comment se passe une rééducation avec un kiné près de Ligny ?

Découvrez les étapes d’une rééducation avec un kinésithérapie. Des exercices personnalisés et un suivi adapté à votre progression près de Ligny.

Comment se passe une rééducation avec un kiné près de Villers-la-Ville ?

Découvrez les étapes d’une rééducation avec un kinésithérapie. Des exercices personnalisés et un suivi adapté à votre progression près de Villers-la-Ville.

Comment se passe une rééducation avec un kiné près de Mellery ?

Découvrez les étapes d’une rééducation avec un kinésithérapie. Des exercices personnalisés et un suivi adapté à votre progression près de Mellery.

Comment se passe une rééducation avec un kiné près de Glimes ?

Découvrez les étapes d’une rééducation avec un kinésithérapie. Des exercices personnalisés et un suivi adapté à votre progression près de Glimes.

Comment se passe une rééducation avec un kiné près de Thorembais-Saint-Trond ?

Découvrez les étapes d’une rééducation avec un kinésithérapie. Des exercices personnalisés et un suivi adapté à votre progression près de Thorembais-Saint-Trond.

Comment se passe une rééducation avec un kiné près de Walhain-Saint-Paul ?

Découvrez les étapes d’une rééducation avec un kinésithérapie. Des exercices personnalisés et un suivi adapté à votre progression près de Walhain-Saint-Paul.

Comment se passe une rééducation avec un kiné près de Hévillers ?

Découvrez les étapes d’une rééducation avec un kinésithérapie. Des exercices personnalisés et un suivi adapté à votre progression près de Hévillers.

Comment se passe une rééducation avec un kiné près de Mont-Saint-Guibert ?

Découvrez les étapes d’une rééducation avec un kinésithérapie. Des exercices personnalisés et un suivi adapté à votre progression près de Mont-Saint-Guibert.

Comment se passe une rééducation avec un kiné près de Chaumont-Gistoux ?

Découvrez les étapes d’une rééducation avec un kinésithérapie. Des exercices personnalisés et un suivi adapté à votre progression près de Chaumont-Gistoux.

bottom of page