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Gonarthrose à Waterloo : arthrose du genou, mobilisations fémoro-tibiales, crochetage et renforcement du quadriceps en thérapie manuelle

il y a 4 jours
18 min de lecture
Gonarthrose à Waterloo : arthrose du genou, mobilisations fémoro-tibiales, crochetage et renforcement du quadriceps en thérapie manuelle

Sommaire



Introduction


Monter un escalier devient une négociation. Se relever du canapé arrache une grimace. Le genou craque, chauffe après une longue marche, et le matin il faut quelques minutes avant que la jambe accepte de se déplier normalement. Ce tableau, très banal après la cinquantaine, porte un nom : la gonarthrose, c'est-à-dire l'arthrose du genou.


C'est de loin l'arthrose la plus fréquente des membres inférieurs, et c'est aussi l'une des plus mal expliquées aux patients. Beaucoup repartent de consultation avec une radiographie, le mot « usure », et l'impression qu'il n'y a plus rien à faire sinon attendre la prothèse. C'est une lecture incomplète : le niveau de douleur et la gêne fonctionnelle ne suivent que très imparfaitement l'aspect radiologique. Des genoux radiologiquement très abîmés fonctionnent correctement, et des arthroses débutantes font souffrir.


La kinésithérapie occupe justement l'espace entre ces deux réalités. Elle n'efface pas un pincement articulaire sur un cliché, mais elle agit sur tout ce qui entoure le cartilage : la mobilité de l'articulation, les tensions musculaires qui la compriment, la force du quadriceps qui la protège, la qualité de l'appui et la confiance du patient dans sa jambe. C'est là que se joue le confort au quotidien.


Au cabinet de Waterloo, Damien Leclercq prend en charge ces genoux arthrosiques en associant thérapie manuelle, dry needling et crochetage myo-aponévrotique à un travail actif de renforcement. Pour les patients qui se déplacent difficilement, des séances de kiné à domicile près de Lasne permettent de démarrer le traitement sans attendre que la marche redevienne possible.


Cet article détaille ce qu'est réellement une gonarthrose, comment elle s'installe, ce que le bilan cherche à mesurer, et surtout ce que la rééducation peut concrètement obtenir — avant comme après une éventuelle chirurgie. Après avoir consacré notre précédent article au torticolis congénital du nourrisson, nous restons dans cette logique : une pathologie, un mécanisme, un protocole.


Gonarthrose : ce que recouvre vraiment l'arthrose du genou


Le genou n'est pas une articulation, mais trois compartiments réunis dans une même capsule : le compartiment fémoro-tibial interne, le compartiment fémoro-tibial externe et l'articulation fémoro-patellaire, entre la rotule et la trochlée fémorale. Parler de « gonarthrose » sans préciser le compartiment atteint revient à parler d'un mal de dos sans dire à quel étage.


Cette distinction n'est pas académique : elle change le traitement. Une arthrose fémoro-tibiale interne, la plus courante, s'accompagne souvent d'un genou en varum, jambes arquées, avec une surcharge de l'appui du côté interne. Une arthrose fémoro-patellaire fait au contraire souffrir à la descente d'escalier, en position assise prolongée et lors du passage assis-debout, alors que la marche à plat reste supportable.


L'usure du cartilage n'est pas un phénomène passif


On imagine volontiers le cartilage comme une pièce mécanique qui se lime avec les kilomètres. La réalité est plus dynamique : le cartilage est un tissu vivant, sans vaisseaux ni nerfs, nourri par le liquide synovial à la faveur des compressions et décompressions successives de la marche. Le mouvement est littéralement son alimentation.


Cela explique un paradoxe que beaucoup de patients vivent sans le comprendre : l'immobilité aggrave l'arthrose. Un genou que l'on ménage systématiquement voit son cartilage moins bien nourri, sa capsule se rétracter, son quadriceps fondre — et la douleur augmenter. La consigne « reposez-vous » est probablement l'un des conseils les plus contre-productifs qui soient dans cette pathologie.


À l'inverse, le cartilage supporte mal les contraintes brutales et répétées sur une articulation mal alignée ou mal stabilisée musculairement. Le bon dosage n'est donc ni le repos ni la performance : c'est une charge régulière, progressive et supportable, exactement ce que construit un programme de rééducation bien mené.


Il faut enfin distinguer l'arthrose des arthrites inflammatoires. Une polyarthrite rhumatoïde, une goutte ou une arthrite septique donnent un genou chaud, gonflé, douloureux la nuit et au repos, avec un dérouillage matinal long. L'arthrose donne une douleur mécanique, déclenchée par l'effort et soulagée par le repos. Cette différence oriente l'ensemble de la prise en charge et relève du diagnostic médical.


Pourquoi le cartilage du genou s'use : les mécanismes en cause


La gonarthrose est rarement le produit d'une seule cause. Elle résulte le plus souvent de la rencontre entre un terrain, une histoire articulaire et des contraintes quotidiennes. Identifier ces facteurs a un intérêt très pratique : certains ne se modifient pas, d'autres se corrigent, et c'est sur ces derniers que porte le travail du kinésithérapeute.


Les antécédents traumatiques, premiers pourvoyeurs d'arthrose précoce


Un genou qui a subi une rupture du ligament croisé antérieur, une lésion méniscale opérée, une fracture articulaire ou des entorses graves répétées développe fréquemment une arthrose dix à vingt ans plus tard. On parle d'arthrose post-traumatique, et elle explique une part importante des gonarthroses survenant avant soixante ans.


La méniscectomie mérite une mention particulière. Le ménisque répartit les contraintes sur le plateau tibial ; en retirer une partie revient à concentrer l'appui sur une surface réduite. C'est la raison pour laquelle la chirurgie méniscale est aujourd'hui beaucoup plus économe qu'elle ne l'était, et pourquoi la rééducation est systématiquement privilégiée avant d'envisager un geste sur une lésion dégénérative.


Troubles d'axe, surcharge et sédentarité


Un genu varum concentre les contraintes sur le compartiment interne, un genu valgum sur l'externe. Ces axes sont constitutionnels, mais leurs effets se majorent avec le temps et avec la charge. Chaque kilogramme supplémentaire se traduit par plusieurs kilogrammes de contrainte supplémentaire au passage du pas — d'où l'importance, régulièrement rappelée, de la gestion du poids dans cette pathologie.


La sédentarité agit par un autre chemin : elle affaiblit le quadriceps. Or ce muscle est l'amortisseur du genou. Un quadriceps faible laisse l'articulation encaisser directement les chocs de la marche et de la descente d'escalier. C'est un cercle vicieux classique : la douleur fait réduire l'activité, la réduction d'activité affaiblit le muscle, et l'affaiblissement musculaire augmente la douleur.


Les professions et les gestes à risque


Le travail à genoux ou accroupi de façon prolongée — carreleurs, couvreurs, jardiniers, personnel d'entretien — expose particulièrement le compartiment fémoro-patellaire. Le port de charges répété, les descentes d'escaliers nombreuses et les stations debout prolongées sur sol dur pèsent également. Dans le Brabant wallon, ces profils professionnels représentent une part notable des patients reçus pour douleur de genou.


Certains sports comptent aussi, mais moins qu'on ne le croit. La course à pied sur genou sain et bien axé n'est pas arthrogène ; ce sont les sports de pivot-contact, avec traumatismes répétés, qui augmentent le risque. Décourager un patient arthrosique de marcher ou de pédaler est une erreur : ces activités font partie du traitement.


Reconnaître une gonarthrose : douleur mécanique, dérouillage, dérobements


Le diagnostic appartient au médecin, qui s'appuie sur l'examen clinique et sur l'imagerie. Mais savoir reconnaître le tableau typique permet de consulter au bon moment, c'est-à-dire avant que l'enraidissement et la fonte musculaire ne se soient installés.


Le signe central est la douleur mécanique : elle apparaît à l'effort, à la marche prolongée, à la montée ou à la descente des escaliers, et elle cède au repos. Elle siège le plus souvent sur la face interne du genou dans l'arthrose fémoro-tibiale interne, autour ou derrière la rotule dans l'atteinte fémoro-patellaire.


Le dérouillage matinal est le deuxième repère. Après une nuit ou une longue période assise, le genou est raide et les premiers pas sont difficiles, puis tout rentre dans l'ordre. Ce dérouillage est court, de l'ordre de quelques minutes. S'il se prolonge longuement et s'accompagne de réveils nocturnes, l'hypothèse inflammatoire doit être évoquée médicalement.


Viennent ensuite les signes que les patients rapportent spontanément : craquements et crissements à la flexion, sensation de genou « qui bloque » brièvement, dérobements à la descente d'un trottoir, gonflement intermittent après une sollicitation inhabituelle, et difficulté croissante à s'accroupir ou à s'agenouiller.


La perte d'extension, un signal trop souvent négligé


Un détail passe fréquemment inaperçu et pèse pourtant lourd : la perte des derniers degrés d'extension, ce qu'on appelle un flessum. Quand le genou ne se tend plus complètement, la marche perd son verrouillage naturel en fin d'appui, le quadriceps doit travailler en permanence, la fatigue arrive plus vite et le périmètre de marche se réduit.


Récupérer ces quelques degrés est l'un des objectifs les plus rentables de la rééducation. C'est aussi l'un des plus urgents : un flessum ancien, fixé par la rétraction capsulaire postérieure, devient beaucoup plus difficile à réduire. Consulter tôt change réellement le pronostic fonctionnel.


Enfin, tout genou douloureux qui gonfle brutalement, rougit, devient chaud ou s'accompagne de fièvre impose un avis médical sans délai. Ces signes ne sont pas ceux d'une arthrose et relèvent d'un autre cadre diagnostique.


Le bilan du genou arthrosique au cabinet de Waterloo


Aucune séance ne commence sans bilan. Dans une gonarthrose, ce temps d'évaluation est d'autant plus important que deux genoux au stade radiologique identique peuvent présenter des déficits totalement différents. Le bilan sert à établir un point de départ chiffré et à hiérarchiser les objectifs.


L'interrogatoire ouvre la séance : ancienneté de la douleur, localisation précise, circonstances déclenchantes, périmètre de marche en mètres ou en minutes, capacité à monter et descendre les escaliers, retentissement sur le travail, le sommeil et les loisirs. Le périmètre de marche est l'indicateur le plus parlant pour suivre l'évolution ; il est noté et repris à chaque réévaluation.


Mesures articulaires et testing musculaire


L'amplitude est mesurée au goniomètre, en extension comme en flexion, et comparée au côté opposé. Un déficit d'extension de quelques degrés est recherché systématiquement, genou en décharge puis en charge. La flexion est évaluée en décubitus ventral et en position assise, car les valeurs diffèrent selon la tension du droit fémoral.


Le testing musculaire porte d'abord sur le quadriceps, et particulièrement sur le vaste médial oblique, dont l'inhibition est quasi constante dans les genoux douloureux. On évalue également les ischio-jambiers, le triceps sural, et surtout les stabilisateurs de hanche : un moyen fessier déficient laisse le bassin basculer à l'appui unipodal et majore la contrainte en valgus dynamique sur le genou.


Examen de l'articulation et de la chaîne portante


La palpation recherche un épanchement par le signe du glaçon ou le choc rotulien, une douleur de l'interligne interne ou externe, une sensibilité de la patte d'oie, une tension de la bandelette ilio-tibiale. La mobilité de la rotule est testée dans les quatre directions : glissements médial, latéral, crânial et caudal, ainsi que sa mobilité en inclinaison. Une rotule figée dans son environnement fibreux entretient à elle seule des douleurs importantes.


Le bilan ne s'arrête jamais au genou. La hanche est examinée — une coxarthrose débutante peut projeter sa douleur sur la face antérieure du genou — de même que le pied, dont l'affaissement de l'arche interne modifie l'axe de charge. La colonne lombaire est contrôlée lorsque la douleur descend le long de la cuisse.


Analyse de la marche et tests fonctionnels


Observer le patient marcher, se relever d'une chaise, monter et descendre quelques marches apporte plus d'informations qu'une longue série de tests analytiques. On repère une boiterie d'esquive, une marche genou fléchi en permanence, un appui asymétrique au relevé de chaise, un valgus dynamique à la réception. Le test de relevé de chaise répété sur trente secondes fournit un repère simple, reproductible et facile à réexpliquer au patient.


À l'issue du bilan, le plan de traitement est présenté clairement : ce qui va être travaillé, dans quel ordre, et ce qu'il est raisonnable d'espérer. Les séances se déroulent sur prescription médicale, dans le cadre du conventionnement INAMI. Les patients de Ligny qui préfèrent une prise en charge à domicile bénéficient du même bilan, adapté au matériel disponible sur place.


Thérapie manuelle : rendre au genou ses derniers degrés


La thérapie manuelle ne reconstruit pas du cartilage — aucune technique manuelle ne le fait. Ce qu'elle obtient est ailleurs, et c'est loin d'être négligeable : restaurer les amplitudes perdues, diminuer la compression articulaire liée aux tensions musculaires, et faire baisser le niveau de douleur suffisamment pour que le travail actif devienne possible.


Mobilisations fémoro-tibiales et décoaptation


Les mobilisations passives de l'articulation fémoro-tibiale se font selon les principes du concept Maitland, par grades progressifs. Les grades de faible amplitude, en début d'amplitude, ont une visée essentiellement antalgique et s'utilisent sur les genoux très irritables. Les grades de plus grande amplitude, menés en fin de course, visent le gain articulaire sur les genoux enraidis mais peu réactifs.


Les techniques de décoaptation — traction dans l'axe du tibia, genou légèrement fléchi — diminuent transitoirement la pression intra-articulaire et sont souvent très bien tolérées. Elles préparent utilement les mobilisations en glissement antérieur et postérieur du tibia sous le fémur, qui conditionnent respectivement le gain d'extension et de flexion.


Le concept Mulligan appliqué au genou


Les mobilisations avec mouvement du concept Mulligan occupent une place particulière dans la gonarthrose. Le principe consiste à appliquer un glissement accessoire soutenu — le plus souvent une rotation ou un glissement latéral du tibia — pendant que le patient réalise activement le mouvement douloureux, flexion ou extension.


Lorsque la direction de correction est la bonne, le gain est immédiat et perceptible dans la séance : le mouvement devient plus ample et moins douloureux. C'est un outil précieux, y compris sur le plan pédagogique, car le patient constate lui-même que son genou peut aller plus loin sans douleur. Cette expérience remet en cause la conviction fréquente selon laquelle « ce genou est fichu ».


La mobilisation de la rotule complète systématiquement ce travail. Glissements dans les quatre directions, mobilisation en inclinaison, travail des ailerons rotuliens interne et externe : redonner à la patella sa liberté de course dans la trochlée soulage la plupart des douleurs antérieures et facilite le recrutement du quadriceps.


Les levées de tension musculaire terminent la séquence : droit fémoral, ischio-jambiers, triceps sural, tenseur du fascia lata. Un droit fémoral court entretient un flessum ; des ischio-jambiers rétractés s'opposent à l'extension complète. Au cabinet de Waterloo comme lors des séances de kiné à domicile à Limal, ces techniques sont toujours suivies d'un travail actif destiné à fixer le gain obtenu.


Dry needling et crochetage myo-aponévrotique autour du genou


Une part importante de la douleur ressentie dans une gonarthrose ne vient pas du cartilage lui-même, qui n'est pas innervé, mais des structures péri-articulaires : muscles porteurs de points trigger, cloisons fibreuses adhérentes, insertions tendineuses sensibilisées, capsule rétractée. Ces tissus sont accessibles, et c'est précisément là qu'interviennent le dry needling et le crochetage.


Dry needling : traiter les points trigger de la cuisse et du mollet


La technique des aiguilles sèches consiste à introduire une aiguille fine, sans aucun produit injecté, dans un point trigger myofascial préalablement localisé à la palpation. La réponse recherchée est une secousse musculaire brève, suivie d'un relâchement du cordon musculaire et d'une diminution de la douleur projetée.


Autour du genou arthrosique, les cibles sont assez constantes : vaste latéral, dont les points trigger projettent une douleur sur la face externe de la cuisse et du genou ; vaste médial, responsable de douleurs antéro-internes et de dérobements ; droit fémoral, dont les points hauts projettent volontiers sur la rotule ; poplité, souvent impliqué dans les douleurs postérieures ; gastrocnémiens et tenseur du fascia lata.


Le traitement des points trigger du moyen fessier mérite d'être systématiquement envisagé, car ce muscle projette fréquemment vers la face latérale de la cuisse et participe au contrôle du genou à l'appui. La séance de dry needling ne dure que quelques minutes et s'intègre dans une séance plus large ; elle n'a de sens qu'associée au travail manuel et actif.


Crochetage myo-aponévrotique : libérer les cloisons et les ailerons


Le crochetage myo-aponévrotique, ou fibrolyse diacutanée, utilise des crochets métalliques appliqués sur la peau pour traiter les adhérences entre plans de glissement. Sur un genou arthrosique, les zones de travail privilégiées sont la bandelette ilio-tibiale et son insertion sur le tubercule de Gerdy, les ailerons rotuliens, le tendon quadricipital, la patte d'oie et les cloisons intermusculaires de la cuisse.


Ce que le crochetage change concrètement


Un aileron rotulien externe fibrosé tire la rotule vers l'extérieur et augmente la pression sur le versant latéral de la trochlée. Libérer ce plan de glissement améliore la course rotulienne et réduit la douleur antérieure, souvent dès les premières séances. De la même manière, une bandelette ilio-tibiale adhérente entretient une tension permanente sur le compartiment externe.


Le crochetage laisse parfois des marques transitoires sans gravité, qui disparaissent en quelques jours. La technique est contre-indiquée en cas de traitement anticoagulant, de fragilité cutanée, de varices importantes ou de plaie locale : ces éléments sont systématiquement vérifiés avant la première application.


Ni le dry needling ni le crochetage ne constituent un traitement à eux seuls. Ce sont des accélérateurs : ils ouvrent une fenêtre de moindre douleur et de meilleure mobilité, que le travail actif doit immédiatement exploiter. Utilisés isolément, leurs effets s'estompent ; intégrés dans un programme, ils permettent d'aller nettement plus vite.


Renforcement et réentraînement : le véritable traitement de fond


Si un seul élément devait être retenu de cet article, ce serait celui-ci : le renforcement du quadriceps est, à ce jour, l'intervention la mieux documentée dans la gonarthrose. Ni les mobilisations, ni les aiguilles, ni les crochets ne remplacent ce travail. Ils le rendent possible.


Commencer par l'isométrique, même sur un genou très douloureux


Sur un genou irritable, le travail débute en isométrique, sans mouvement articulaire : contractions du quadriceps genou tendu, verrouillages maintenus quelques secondes, contractions contre une serviette roulée placée sous le creux poplité. Ce travail est presque toujours tolérable, y compris en poussée douloureuse, et il enraye la fonte musculaire dès la première semaine.


La progression se fait ensuite vers le travail dynamique en amplitude contrôlée. En chaîne ouverte, les extensions de genou sont travaillées dans le secteur le moins douloureux. En chaîne fermée, les mini-squats, les montées sur marche basse et les relevés de chaise sont introduits progressivement, en surveillant l'alignement du genou au-dessus du pied.


La hanche et le pied font partie du traitement du genou


Renforcer le moyen fessier et les rotateurs latéraux de hanche modifie directement les contraintes subies par le genou à l'appui. Un bassin stable évite le valgus dynamique, cette bascule du genou vers l'intérieur à chaque pas, qui surcharge le compartiment externe et la rotule. Les exercices en appui unipodal, les abductions en décubitus latéral et les pas latéraux avec élastique sont les outils de base.


Le pied compte également. Un affaissement de l'arche interne entraîne une rotation interne du tibia et modifie l'axe de charge du genou. Le travail du tibial postérieur, des muscles intrinsèques du pied et de la mobilité de la cheville en flexion dorsale fait partie intégrante d'un programme de gonarthrose bien conduit.


Le réentraînement à l'effort et l'activité physique adaptée


Le vélo, en résistance légère et selle haute, est l'activité de choix : il mobilise le genou en décharge relative et entretient le trophisme cartilagineux. La marche régulière, fractionnée en sorties courtes plutôt qu'en longue randonnée unique, et les activités en piscine complètent utilement le programme. L'objectif n'est pas la performance mais la régularité.


Les exercices à domicile sont remis par écrit, en nombre volontairement limité : trois à cinq mouvements réalisés quotidiennement valent mieux qu'un programme ambitieux abandonné au bout de dix jours. Cette autonomie est le cœur du traitement, et elle est régulièrement réévaluée. Les patients suivis lors de séances de kiné à domicile près de Limelette travaillent sur les mêmes principes, avec du matériel simple : chaise, élastique, marche d'escalier.


Un mot sur la douleur pendant l'exercice. Une gêne modérée, qui s'estompe dans l'heure suivant la séance et ne réveille pas la nuit, est acceptable et ne signe aucune aggravation. Une douleur vive, un gonflement qui s'installe ou une majoration persistante imposent en revanche d'ajuster la charge. Ce repère simple évite deux écueils symétriques : le sous-dosage par crainte et le surdosage par volontarisme.


Ostéotomie, prothèse de genou : la kinésithérapie avant et après


La chirurgie n'est pas l'échec de la rééducation : c'est une étape qui concerne une minorité de patients, lorsque la douleur devient permanente, que le périmètre de marche s'effondre et que le traitement conservateur bien conduit ne suffit plus. La décision appartient au chirurgien orthopédiste, en concertation avec le patient.


L'ostéotomie tibiale chez le patient encore jeune


Chez un patient relativement jeune présentant une arthrose isolée du compartiment interne sur genou varum, une ostéotomie tibiale de valgisation peut être proposée. Le principe est de réaxer le membre pour transférer une partie de l'appui vers le compartiment externe resté sain, et ainsi différer la pose d'une prothèse de plusieurs années.


La rééducation qui suit est longue et progressive, rythmée par la consolidation osseuse et par les consignes d'appui fixées par le chirurgien. Elle associe entretien des amplitudes, lutte contre l'œdème, réveil musculaire précoce et reprise graduelle de la charge.


La prothèse totale de genou : préparer puis récupérer


La prothèse totale de genou donne d'excellents résultats sur la douleur, à condition que la récupération articulaire et musculaire soit menée sérieusement. Deux temps comptent particulièrement.


Le premier est la préhabilitation, c'est-à-dire la préparation avant l'intervention. Un quadriceps travaillé en amont et un genou dont l'extension a été préservée récupèrent nettement plus vite après l'opération. Quelques semaines de préparation changent la trajectoire des premiers mois post-opératoires — c'est l'un des messages les moins connus du public.


Le second est la phase post-opératoire immédiate, où la priorité absolue est la récupération de l'extension complète. Un genou prothésé qui reste en flessum handicape durablement la marche, et ce déficit se corrige difficilement une fois installé. Viennent ensuite la reconquête progressive de la flexion, la lutte contre l'œdème, le travail de la cicatrice et de sa mobilité, le réapprentissage du pas et de l'escalier.


Ce qui est attendu du patient


La régularité prime sur l'intensité. Les auto-exercices quotidiens, la marche fractionnée, la cryothérapie après les séances et la surélévation du membre en fin de journée font autant pour le résultat que les séances elles-mêmes. Les patients qui installent ces habitudes dès la première semaine récupèrent presque toujours mieux.


Sur le plan administratif, la prise en charge suit une prescription médicale et la nomenclature INAMI, qui distingue les situations courantes des pathologies dites lourdes ou spécifiques — cette catégorie conditionne le nombre de séances et les codes appliqués, K15, K20 ou K30. Le médecin prescripteur précise la catégorie ; pour le détail de votre couverture, le mieux reste de vous adresser directement à votre mutuelle. Le cabinet est conventionné INAMI et les honoraires sont affichés en cabinet. Les patients de Linkebeek suivis à domicile relèvent des mêmes règles de prescription.


Gonarthrose, syndrome fémoro-patellaire, lésion méniscale : les distinguer


Trois causes fréquentes de douleur du genou sont régulièrement confondues, parfois par les patients eux-mêmes après une lecture rapide sur internet. Le tableau suivant résume les éléments qui les différencient cliniquement. Il ne remplace évidemment pas l'examen médical, mais il aide à comprendre la logique du bilan.


Critère

Gonarthrose

Syndrome fémoro-patellaire

Lésion méniscale

Âge typique

Après 50 ans

Adolescent et adulte jeune

Tout âge, selon le mécanisme

Siège de la douleur

Interligne interne le plus souvent

Autour et derrière la rotule

Interligne, interne ou externe

Déclencheur

Marche prolongée, escaliers

Descente, position assise prolongée

Torsion, accroupissement

Début

Progressif, sur des mois

Progressif, lié à l'activité

Souvent brutal après un mouvement

Signes associés

Dérouillage matinal, craquements, flessum

Douleur au relevé de chaise, instabilité rotulienne

Blocage vrai, épanchement rapide

Imagerie utile

Radiographie en charge

Examen clinique, imagerie ciblée

IRM selon le contexte

Axe du traitement kiné

Amplitudes, quadriceps, réentraînement

Course rotulienne, hanche, contrôle moteur

Récupération fonctionnelle, stabilité


Ces trois tableaux peuvent coexister chez un même patient, et c'est même fréquent après la cinquantaine : une gonarthrose fémoro-tibiale s'accompagne souvent d'une composante fémoro-patellaire et de lésions méniscales dégénératives. Le traitement ne cherche donc pas une étiquette unique, mais hiérarchise les déficits à corriger en priorité.


Témoignage d'un patient du Brabant wallon


« Mon genou droit me faisait mal depuis trois ou quatre ans, et j'avais fini par tout adapter autour : je prenais l'ascenseur, je garais la voiture au plus près, j'avais arrêté le jardinage. La radio parlait d'arthrose avancée et je m'étais mis en tête qu'il fallait attendre la prothèse. Ce qui m'a le plus marqué au cabinet, c'est qu'on m'a d'abord mesuré : mon genou ne se tendait plus complètement, et mon quadriceps avait fondu par rapport à l'autre côté. On a travaillé les mobilisations, il y a eu des séances d'aiguilles sur la cuisse qui ont fait un bien fou, et surtout des exercices tous les jours, simples, avec une chaise. Au bout de deux mois le genou se tendait à nouveau, et j'ai recommencé à marcher une demi-heure sans m'arrêter. L'arthrose est toujours là, je ne me raconte pas d'histoires, mais je vis avec au lieu de vivre autour. »


Témoignage de Jean-Pierre, patient du Brabant wallon suivi au cabinet de Waterloo (prénom modifié).


Questions fréquentes sur la gonarthrose


La kinésithérapie peut-elle guérir l'arthrose du genou ?


Non, et il faut le dire clairement : aucune technique de rééducation ne régénère un cartilage usé. Ce que la kinésithérapie obtient est néanmoins très concret et mesurable : diminution de la douleur, récupération des amplitudes perdues, notamment de l'extension complète, renforcement du quadriceps et des stabilisateurs de hanche, allongement du périmètre de marche et retour à des activités abandonnées. Chez de nombreux patients, ces gains suffisent à rendre le genou de nouveau fonctionnel au quotidien.


Faut-il ménager son genou ou continuer à bouger ?


Continuer à bouger, sans hésitation. L'immobilité est l'ennemie du cartilage, qui se nourrit du mouvement, et elle accélère la fonte du quadriceps. La bonne règle est celle de la charge supportable : une activité régulière, d'intensité modérée, fractionnée en séquences courtes. La marche, le vélo et les activités en piscine sont particulièrement adaptés. Seuls sont à limiter les gestes qui provoquent une douleur vive ou un gonflement durable.


Une prescription médicale est-elle nécessaire pour être pris en charge ?


Oui. En Belgique, les séances de kinésithérapie remboursées supposent une prescription médicale, établie par votre médecin généraliste ou par un spécialiste. La prescription précise le nombre de séances et la catégorie dans laquelle s'inscrit la pathologie selon la nomenclature INAMI, ce qui détermine les codes appliqués. Le cabinet est conventionné INAMI ; pour connaître le détail de votre couverture et d'éventuels avantages complémentaires, adressez-vous à votre mutuelle.


Combien de séances faut-il prévoir pour une gonarthrose ?


Il n'existe pas de réponse unique, car tout dépend de l'ancienneté des troubles, du déficit d'amplitude initial, de l'état musculaire et des objectifs du patient. En pratique, on observe généralement une amélioration de la douleur et de la mobilité au fil des premières semaines, tandis que le gain de force demande plus de temps. La prescription médicale fixe le cadre, et le bilan est réévalué régulièrement pour ajuster le programme et vérifier que les objectifs restent atteignables.


Le dry needling est-il douloureux ?


La sensation la plus fréquemment décrite est une crampe brève au moment de la secousse musculaire, suivie d'un relâchement. Les aiguilles utilisées sont très fines et ne contiennent aucun produit. Une courbature locale peut persister un jour ou deux, comparable à celle d'un effort inhabituel. La technique est expliquée avant la première séance, et elle n'est jamais imposée : d'autres approches manuelles permettent de traiter les mêmes tensions lorsque le patient préfère s'en passer.


Peut-on être suivi à domicile pour une arthrose du genou ?


Oui, et c'est parfois la solution la plus sensée, en particulier lorsque la marche est très limitée, après une chirurgie récente ou en l'absence de moyen de déplacement. Les séances à domicile reprennent le même contenu : bilan, thérapie manuelle, exercices adaptés au matériel disponible sur place. Le cabinet intervient à Waterloo et dans les communes voisines du Brabant wallon ; la prise en charge à domicile est soumise aux mêmes conditions de prescription médicale.


Prendre rendez-vous au cabinet de Waterloo


Une arthrose du genou n'évolue pas de la même manière selon qu'on la laisse s'installer ou qu'on la prend en charge. Les deux leviers qui font la différence — la mobilité en extension et la force du quadriceps — se travaillent, et ils se travaillent d'autant mieux qu'on s'y met tôt.


Le cabinet de Damien Leclercq, kinésithérapeute à Waterloo, propose un bilan complet du genou et de la chaîne portante, un traitement associant thérapie manuelle, dry needling et crochetage myo-aponévrotique, un programme de renforcement progressif à poursuivre chez soi, ainsi qu'un accompagnement avant et après une éventuelle chirurgie. Les séances se déroulent sur prescription médicale, dans le cadre du conventionnement INAMI ; les honoraires sont affichés en cabinet.


Votre genou vous limite à la marche ou dans les escaliers ? Prenez rendez-vous avec Damien Leclercq, kinésithérapeute à Waterloo pour un bilan de votre genou et un plan de traitement adapté à votre situation.

 
 

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Vous souffrez d’une tendinite près de Walhain-Saint-Paul ? DAMIEN LECLERQ KINESITHERAPEUTE vous accompagne avec la thérapie manuelle pour réduire les douleurs.

Comment traiter une tendinite avec un kiné près de Beauvechain ?

Vous souffrez d’une tendinite près de Beauvechain ? DAMIEN LECLERQ KINESITHERAPEUTE vous accompagne avec la thérapie manuelle pour réduire les douleurs.

Comment traiter une tendinite avec un kiné près de Fleurus ?

Vous souffrez d’une tendinite près de Fleurus ? DAMIEN LECLERQ KINESITHERAPEUTE vous accompagne avec la thérapie manuelle pour réduire les douleurs.

Comment traiter une tendinite avec un kiné près de Sombreffe ?

Vous souffrez d’une tendinite près de Sombreffe ? DAMIEN LECLERQ KINESITHERAPEUTE vous accompagne avec la thérapie manuelle pour réduire les douleurs.

Comment traiter une tendinite avec un kiné près de Villers-la-Ville ?

Vous souffrez d’une tendinite près de Villers-la-Ville ? DAMIEN LECLERQ KINESITHERAPEUTE vous accompagne avec la thérapie manuelle pour réduire les douleurs.

Comment traiter une tendinite avec un kiné près de Tilly ?

Vous souffrez d’une tendinite près de Tilly ? DAMIEN LECLERQ KINESITHERAPEUTE vous accompagne avec la thérapie manuelle pour réduire les douleurs.

Comment traiter une tendinite avec un kiné près de Glimes ?

Vous souffrez d’une tendinite près de Glimes ? DAMIEN LECLERQ KINESITHERAPEUTE vous accompagne avec la thérapie manuelle pour réduire les douleurs.

Comment traiter une tendinite avec un kiné près de Thorembais-Saint-Trond ?

Vous souffrez d’une tendinite près de Thorembais-Saint-Trond ? DAMIEN LECLERQ KINESITHERAPEUTE vous accompagne avec la thérapie manuelle pour réduire les douleurs.

Comment traiter une tendinite avec un kiné près de Tourinnes-Saint-Lambert ?

Vous souffrez d’une tendinite près de Tourinnes-Saint-Lambert ? DAMIEN LECLERQ KINESITHERAPEUTE vous accompagne avec la thérapie manuelle pour réduire les douleurs.

Comment traiter une tendinite avec un kiné près de Chaumont-Gistoux ?

Vous souffrez d’une tendinite près de Chaumont-Gistoux ? DAMIEN LECLERQ KINESITHERAPEUTE vous accompagne avec la thérapie manuelle pour réduire les douleurs.

Comment traiter une tendinite avec un kiné près de Corroy-le-Grand ?

Vous souffrez d’une tendinite près de Corroy-le-Grand ? DAMIEN LECLERQ KINESITHERAPEUTE vous accompagne avec la thérapie manuelle pour réduire les douleurs.

Comment traiter une tendinite avec un kiné près de Mont-Saint-Guibert ?

Vous souffrez d’une tendinite près de Mont-Saint-Guibert ? DAMIEN LECLERQ KINESITHERAPEUTE vous accompagne avec la thérapie manuelle pour réduire les douleurs.

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