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Tendinopathie du tibial postérieur à Waterloo : affaissement de la voûte plantaire, pied plat acquis de l’adulte, thérapie manuelle et crochetage en kinésithérapie

28 sept.
17 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 5 jours

Tendinopathie du tibial postérieur à Waterloo : affaissement de la voûte plantaire, pied plat acquis de l’adulte, thérapie manuelle et crochetage en kinésithérapie

Sommaire




Introduction


Une voûte plantaire qui s’affaisse d’année en année, une douleur sourde le long du bord interne de la cheville, une fatigue inhabituelle à la marche en fin de journée : la tendinopathie du tibial postérieur s’installe presque toujours sans bruit. Beaucoup de patients la mettent d’abord sur le compte d’une entorse mal guérie, d’une paire de chaussures trop souple ou d’une simple usure liée à l’âge. Ils consultent lorsque le pied a déjà commencé à changer de forme et que la cheville rentre visiblement vers l’intérieur.


En kinésithérapie, la prise en charge de cette atteinte ne se limite ni à quelques étirements du mollet, ni à l’attente passive d’une semelle. Elle repose sur un bilan précis du stade d’évolution, sur des techniques de thérapie manuelle qui rendent au médio-pied et à l’arrière-pied leur mobilité, sur un travail tissulaire ciblé du trajet tendineux rétro-malléolaire, et sur un renforcement progressif du muscle qui soutient activement l’arche interne. Au cabinet de Damien Leclercq, kinésithérapeute à Waterloo, ces quatre axes sont menés de front dès la première séance.


Cette tendinopathie mérite d’être connue pour une raison simple : elle est l’une des rares atteintes du pied qui modifie durablement l’architecture du membre inférieur lorsqu’on la laisse évoluer. Le tendon tibial postérieur ne se rompt pas brutalement comme un tendon d’Achille ; il se distend lentement, perd sa capacité de soutien, et le pied s’effondre progressivement en pronation. On parle alors de pied plat acquis de l’adulte, un stade où la rééducation devient plus longue et les résultats plus partiels.


Le cabinet de Waterloo reçoit des patients de tout le Brabant wallon pour ce motif : marcheurs du dimanche, infirmières et enseignants longtemps debout, coureurs de fond, femmes après la ménopause, patients en surcharge pondérale. Une prise en charge en kiné au cabinet permet d’engager le traitement rapidement, avec un protocole adapté au niveau de douleur.



Le tendon tibial postérieur, verrou actif de la voûte plantaire


Le muscle tibial postérieur est le plus profond des muscles de la loge postérieure de la jambe. Il naît de la membrane interosseuse, entre tibia et fibula, descend derrière la malléole interne dans une gaine synoviale étroite, puis s’épanouit sous le pied pour s’insérer principalement sur l’os naviculaire, avec des expansions vers les cunéiformes, le cuboïde et la base des métatarsiens médians. Cette anatomie en éventail explique son rôle : il ne mobilise pas une seule articulation, il tient l’ensemble du médio-pied.


Sa fonction est double. À la marche, il freine l’effondrement de l’arche interne au moment où le poids du corps passe sur le pied d’appui, puis il verrouille le médio-pied pour que la propulsion se fasse sur un levier rigide. Sans lui, le pied reste mou au moment où il devrait être ferme, et le mollet travaille dans le vide. C’est cette perte de verrouillage qui donne la sensation, décrite par beaucoup de patients, de « pousser dans du sable » en fin de journée.



Un tendon à la vascularisation fragile


Comme le tendon d’Achille, le tibial postérieur possède une zone dite critique, peu vascularisée, située juste en arrière et en dessous de la malléole interne. C’est là que se produisent la très grande majorité des lésions. Dans cette portion, le tendon change brusquement de direction, coulisse contre une poulie osseuse et subit des contraintes de friction élevées à chaque pas. Une fois la dégénérescence installée, la capacité de cicatrisation spontanée y est faible, ce qui explique la chronicité de l’atteinte lorsqu’elle n’est pas prise en charge.


Cette fragilité vasculaire a une conséquence pratique directe en rééducation : le tendon répond mieux à une mise en charge progressive et régulière qu’au repos strict. L’immobilisation prolongée, souvent prescrite par réflexe devant une douleur de cheville, aggrave la situation en accélérant la désorganisation du collagène.



Ce que le tendon ne peut pas compenser seul


L’arche interne repose sur un système à deux étages : un étage passif, formé du ligament calcanéo-naviculaire plantaire, de l’aponévrose plantaire et de la capsule articulaire, et un étage actif, dont le tibial postérieur est le chef de file. Lorsque l’étage passif est déjà distendu, ce qui est fréquent chez les patients naturellement pieds plats, le tendon travaille en permanence en surcharge. Il tient, parfois pendant des décennies, puis il cède.



Reconnaître une tendinopathie du tibial postérieur


Le tableau clinique est assez caractéristique lorsqu’on sait où regarder. La douleur siège sur le bord interne de la cheville et du pied, elle suit le trajet du tendon depuis l’arrière de la malléole interne jusqu’à l’os naviculaire. Elle est d’abord mécanique, déclenchée par la marche prolongée, la montée d’escaliers ou la station debout, puis elle devient permanente à mesure que l’atteinte progresse. Un gonflement discret, une chaleur locale et une sensibilité à la pression du trajet tendineux complètent le tableau initial.


Deux tests simples orientent fortement le diagnostic au cabinet. Le premier est la montée sur la pointe d’un seul pied : sur un pied sain, le talon bascule en varus au moment où le patient se hisse. Lorsque le tibial postérieur est déficient, ce mouvement de bascule disparaît et la montée devient impossible ou très difficile. Le second est le signe des orteils trop nombreux : vu de derrière, on aperçoit plus d’orteils du côté atteint, parce que l’avant-pied part en abduction et que le talon dévie en valgus.



Quatre stades, quatre stratégies


La classification de Johnson et Strom reste la référence pour situer l’atteinte. Au stade I, le tendon est douloureux mais de longueur normale, le pied garde sa forme et la montée sur pointe est possible. Au stade II, le tendon s’est allongé, le pied s’affaisse en charge mais reste souple et réductible passivement : c’est le terrain de prédilection de la rééducation. Au stade III, la déformation devient rigide et l’arrière-pied ne se corrige plus. Au stade IV, la cheville elle-même bascule en valgus.


Cette gradation n’est pas un exercice académique : elle détermine ce que la kinésithérapie peut raisonnablement viser. Aux stades I et II, un programme bien conduit permet dans une majorité de cas d’éteindre la douleur et de restaurer une fonction de marche satisfaisante. Aux stades III et IV, le travail kinésithérapique reste utile pour l’entretien, la marche et la préparation ou les suites d’une chirurgie, mais il ne réduit pas une déformation devenue fixée.



Les diagnostics voisins qu’il faut écarter


Plusieurs atteintes donnent une douleur du bord interne du pied et sont régulièrement confondues avec une tendinopathie du tibial postérieur : la fasciite plantaire, dont la douleur est plantaire et maximale aux premiers pas du matin ; le syndrome du canal tarsien, où la souffrance du nerf tibial ajoute des fourmillements et des décharges vers les orteils ; l’arthrose de l’articulation talo-naviculaire, plus raide et moins sensible à la palpation du tendon ; enfin le conflit lié à un os naviculaire accessoire, fréquent chez l’adolescent sportif.


Critère

Tibial postérieur

Fasciite plantaire

Canal tarsien

Siège de la douleur

Bord interne, rétro-malléolaire

Talon, face plantaire

Rétro-malléolaire, irradiée

Horaire typique

Aggravation à l’effort prolongé

Premiers pas du matin

Nocturne et à la station debout

Signes associés

Affaissement de l’arche, valgus du talon

Raideur du mollet, éperon possible

Fourmillements, brûlures, engourdissement

Test évocateur

Montée sur pointe unipodale impossible

Palpation de l’insertion calcanéenne

Percussion du tunnel (signe de Tinel)

Évolution non traitée

Pied plat acquis de l’adulte

Chronicisation douloureuse

Déficit sensitif installé


Ce tableau n’a pas vocation à remplacer l’examen clinique : ces atteintes coexistent fréquemment chez un même patient, un pied qui s’affaisse surchargeant à la fois l’aponévrose plantaire et le contenu du canal tarsien. Le bilan initial sert précisément à hiérarchiser ce qui est à l’origine du problème et ce qui n’en est que la conséquence.



Les terrains et les gestes qui fragilisent le tendon


La tendinopathie du tibial postérieur n’est pas une maladie du sportif de haut niveau. Elle touche majoritairement des femmes après cinquante ans, souvent sans traumatisme déclenchant, et son incidence augmente nettement avec le surpoids, le diabète, l’hypertension artérielle et la sédentarité. Ces terrains partagent un point commun : ils altèrent la microcirculation tendineuse, précisément là où elle est déjà pauvre.


Chez les patients plus jeunes, le mécanisme est différent. Il s’agit le plus souvent d’une surcharge d’entraînement : reprise de la course à pied trop rapide, passage brutal à un volume hebdomadaire élevé, terrains durs, chaussures usées ou minimalistes adoptées sans transition. Le tendon subit alors des contraintes de traction répétées qu’il n’a pas eu le temps d’apprendre à encaisser.



Les professions les plus exposées


Les métiers de la santé, de l’enseignement, de la coiffure, de la vente et de la restauration exposent à une station debout prolongée sur sol dur, avec peu de variation d’appui. Le tibial postérieur y travaille en contraction quasi continue, sans phase de récupération. Le cabinet de Waterloo voit régulièrement des soignantes décrire une douleur qui apparaît au milieu d’une garde et qui met deux jours à s’effacer.


Une morphologie de pied plat constitutionnel, une raideur du triceps sural, une inégalité de longueur des membres inférieurs ou une hyperlaxité ligamentaire constituent autant de facteurs prédisposants. Ils ne provoquent pas la tendinopathie à eux seuls, mais ils abaissent le seuil à partir duquel la charge devient excessive.



L’erreur la plus fréquente : attendre que ça passe


Contrairement à une tendinopathie d’Achille ou à une épicondylite, l’attentisme a ici un coût structurel. Chaque mois pendant lequel le tendon distendu continue de travailler en surcharge rapproche le pied du stade où la déformation se fixe. Une douleur du bord interne de la cheville qui dure plus de trois semaines, surtout si elle s’accompagne d’une modification visible de la forme du pied, justifie un avis sans attendre.


Même lorsque la mobilité est déjà réduite par la douleur, engager rapidement le traitement sous forme de séance au cabinet évite ce délai : le protocole initial ne nécessite aucun appareillage lourd.



Le bilan kinésithérapique au cabinet de Waterloo


Le bilan initial dure une séance entière. Il commence par l’interrogatoire : ancienneté des symptômes, horaire de la douleur, distance de marche avant apparition, chaussage habituel, antécédents d’entorse, profession, activité physique, évolution éventuelle de la pointure ou de la largeur du pied. Ce dernier point, rarement spontanément évoqué, est un indice précieux : un patient qui a dû changer de pointure en largeur signale souvent un affaissement déjà avancé.


Vient ensuite l’examen debout, de face et de dos, pieds nus. On observe la hauteur de l’arche interne en charge et en décharge, l’orientation du talon, la position de l’avant-pied, la présence d’un signe des orteils trop nombreux, et la symétrie entre les deux côtés. La comparaison avec le pied controlatéral est essentielle : beaucoup de patients ont une morphologie de base asymétrique qu’il ne faut pas confondre avec la pathologie.



Les tests fonctionnels dynamiques


La montée sur pointe bilatérale puis unipodale constitue le test clé, réalisé avec appui léger des mains pour éviter la chute. On note la possibilité du geste, le nombre de répétitions avant fatigue, et surtout la bascule du talon en varus. Le test de résistance en inversion et flexion plantaire, pied en position neutre, reproduit la douleur de manière spécifique. L’analyse de la marche sur quelques allers-retours complète l’ensemble : on cherche une perte de propulsion, un déroulé qui se fait sur le bord interne, une rotation interne compensatoire du genou.


L’examen articulaire évalue ensuite la mobilité de la tibio-tarsienne en flexion dorsale genou tendu et genou fléchi, la mobilité sous-talienne en varus-valgus, celle de l’articulation de Chopart et la souplesse du premier rayon. Une flexion dorsale de cheville limitée à moins de dix degrés genou tendu, très fréquente, majore mécaniquement la contrainte sur le tibial postérieur à chaque pas.



Ce que le bilan cherche en amont du pied


Le pied ne travaille jamais seul. Un déficit de force des abducteurs et rotateurs externes de hanche laisse le genou partir en valgus dynamique, ce qui augmente la pronation du pied et la charge sur le tendon. Le bilan comprend donc systématiquement un test de la hanche et un contrôle de la stabilité du bassin en appui unipodal. Traiter le tendon sans corriger ce qui se passe deux étages plus haut expose à une récidive rapide.


Enfin, le bilan situe le stade selon la classification de Johnson et Strom et fixe des objectifs réalistes, discutés avec le patient. Cette étape conditionne l’adhésion au programme : un patient qui comprend pourquoi on lui demande de faire des montées sur pointe tous les jours pendant trois mois s’y tient beaucoup mieux.



Thérapie manuelle : rendre au pied sa mobilité


La thérapie manuelle intervient en première intention, avant même le renforcement. Sa logique est simple : un tendon ne peut travailler correctement que si les articulations qu’il mobilise disposent de leur amplitude. Un médio-pied enraidi, une sous-talienne bloquée en valgus ou une tibio-tarsienne limitée en flexion dorsale imposent au tibial postérieur un travail impossible, quelle que soit sa force.


Les techniques utilisées au cabinet relèvent des concepts Maitland et Mulligan. Les mobilisations passives graduées de Maitland, appliquées à la sous-talienne et à l’articulation de Chopart, restaurent le jeu articulaire et exercent un effet antalgique par modulation neurophysiologique. Les glissements mobilisateurs de Mulligan, réalisés en charge pendant que le patient effectue le mouvement douloureux, permettent souvent d’obtenir une flexion dorsale indolore dès la première séance.



Le travail sur la chaîne postérieure


La raideur du triceps sural est retrouvée chez une large majorité des patients. Son traitement associe étirements analytiques du gastrocnémien genou tendu et du soléaire genou fléchi, techniques de contracté-relâché, et mobilisations spécifiques de l’articulation tibio-fibulaire inférieure. Gagner cinq degrés de flexion dorsale change concrètement la manière dont le pied se déroule à chaque pas.


Le travail manuel s’étend également aux tissus mous de la loge profonde : massage transverse profond du trajet rétro-malléolaire, techniques de relâchement myofascial du long fléchisseur des orteils et du long fléchisseur de l’hallux, souvent en hypertonie compensatoire. Ce relâchement diminue la pression dans la gaine tendineuse et améliore le glissement.


Les patients de l’est du Brabant wallon bénéficient de ces mêmes techniques en kiné au cabinet : la thérapie manuelle ne réclame qu’une table et l’expertise du praticien.



Ce que la thérapie manuelle ne fait pas


Aucune manœuvre manuelle ne recrée un tendon allongé ni ne relève une arche effondrée de manière durable. Le gain de mobilité obtenu en séance est une fenêtre : il rend le renforcement possible et efficace, mais il se referme si aucun travail actif ne le consolide. C’est la raison pour laquelle le cabinet ne propose jamais de thérapie manuelle isolée dans cette indication.



Dry needling et crochetage myo-aponévrotique


Le dry needling cible les points trigger myofasciaux actifs, fréquemment retrouvés dans le tibial postérieur lui-même, le soléaire, le long fléchisseur des orteils et le carré plantaire. Ces points entretiennent une douleur référée sur le bord interne du pied et une hypertonie qui limite le glissement tendineux. L’aiguille fine, introduite dans la bande tendue, provoque une réponse de secousse locale suivie d’un relâchement durable.


La sensation décrite par les patients est celle d’une crampe brève, suivie d’une courbature qui dure de quelques heures à deux jours. La technique est réalisée avec des aiguilles stériles à usage unique, après repérage anatomique précis, en respectant strictement le trajet du paquet vasculo-nerveux tibial postérieur. Elle n’est pas systématique : elle s’adresse aux formes où la composante myofasciale domine le tableau.



Le crochetage du trajet rétro-malléolaire


Le crochetage myo-aponévrotique, ou fibrolyse diacutanée, utilise des crochets métalliques appliqués sur la peau pour traiter les adhérences entre les plans de glissement. Dans cette indication, il s’adresse à la gaine du tibial postérieur en arrière de la malléole interne, aux cloisons intermusculaires de la loge profonde et aux adhérences post-entorse de la région sous-malléolaire. Il complète la thérapie manuelle sur un plan qu’elle atteint mal : celui des interfaces tissulaires.


La technique s’emploie de la même manière dans d’autres conflits de glissement tendineux, comme le doigt à ressaut, où le tendon fléchisseur bute sur sa poulie. Le principe est identique : rendre au tendon sa course dans sa gaine plutôt que de chercher à assouplir le muscle.



Une association raisonnée, pas un empilement


Ces techniques ne sont pas cumulées par principe. Le crochetage est privilégié lorsque la palpation retrouve une induration du trajet tendineux et une douleur reproductible au glissement ; le dry needling lorsque la douleur référée et les points trigger dominent. Dans les formes très inflammatoires, avec ténosynovite chaude et gonflée, les deux techniques sont différées au profit d’une décharge relative et d’un travail à distance.



Renforcement excentrique et reprogrammation de l’appui


Le renforcement constitue le cœur du traitement et la seule composante qui modifie durablement le pronostic. Il obéit à une progression stricte, qui ne se brûle pas. La première étape est isométrique : contractions en inversion contre résistance élastique, pied maintenu en position neutre, tenues de trente à quarante-cinq secondes, plusieurs fois par jour. Cette modalité a l’avantage d’être antalgique dès les premiers jours et de maintenir la trophicité musculaire sans agresser le tendon.


Vient ensuite le travail concentrique-excentrique en décharge, avec élastique, sur une amplitude progressivement élargie. L’accent est mis sur la phase excentrique, freinée et lente, qui stimule le mieux la réorganisation du collagène. Le passage en charge n’intervient qu’ensuite : montées sur pointe bipodales sur sol plat, puis sur marche avec descente du talon sous le niveau de l’appui, puis unipodales, enfin lestées.



Le protocole de montées sur pointe


C’est l’exercice de référence, et celui que les patients sous-estiment le plus. Le protocole vise progressivement trois séries de quinze répétitions unipodales, réalisées quotidiennement, avec une exécution lente et contrôlée : trois secondes pour monter, une seconde de tenue en haut, trois secondes pour redescendre. Au début, le geste se fait avec appui des deux mains sur un mur ou un dossier, et souvent en bipodal avec transfert progressif du poids sur le côté atteint.


La douleur autorisée pendant l’exercice ne doit pas dépasser trois à quatre sur dix, et elle doit être revenue à son niveau de base dans les vingt-quatre heures. Ce critère, plus fiable que la sensation immédiate, guide l’ajustement de la charge d’une séance à l’autre.



Régularité plutôt qu’intensité


Un tendon se réorganise sous l’effet d’une contrainte répétée dans la durée, pas sous celui d’une séance intense hebdomadaire. Trois mois représentent un minimum pour observer un changement structurel, six mois sont fréquents dans les formes anciennes. Les patients qui progressent le mieux sont ceux qui font peu mais tous les jours, aux mêmes moments, et qui notent leurs répétitions.



Rééduquer le pied, pas seulement le tendon


Le renforcement des muscles intrinsèques plantaires, par exercices de short foot et de préhension d’orteils, restaure un soutien actif de l’arche complémentaire du tibial postérieur. Le travail proprioceptif en appui unipodal, d’abord sur sol stable puis sur plan instable, réapprend au pied à réagir aux micro-déséquilibres avant qu’ils ne se transforment en contrainte de traction. Le renforcement des abducteurs et rotateurs externes de hanche, mené en parallèle, corrige le valgus dynamique du genou.


L’adaptation du chaussage fait partie intégrante du programme : semelle suffisamment rigide en torsion, contrefort arrière ferme, hauteur de talon modérée. Une orthèse plantaire de soutien de l’arche, prescrite par le médecin et réalisée par un podologue, est utile aux stades II mais ne remplace jamais le renforcement : elle soulage la contrainte pendant que le muscle se reconstruit.


Les patients suivis en séance au cabinet réalisent exactement le même programme : les exercices ne demandent qu’un élastique, une marche d’escalier et un mur, ce qui rend cette formule particulièrement adaptée aux suites opératoires et aux patients peu mobiles.



Le parcours de soins en Belgique


En Belgique, les séances de kinésithérapie sont réalisées sur prescription médicale. Le médecin traitant ou le spécialiste — orthopédiste, rhumatologue, médecin du sport — mentionne la pathologie et le nombre de séances. La prescription conditionne l’intervention de l’INAMI, l’institut national d’assurance maladie-invalidité, qui fixe le cadre des prestations via sa nomenclature.


Les prestations sont encodées selon les codes de la nomenclature INAMI, K15 pour une séance courante, K20 ou K30 pour les prises en charge plus longues relevant de pathologies listées. Damien Leclercq est conventionné INAMI ; l’intervention de votre organisme assureur est ensuite traitée par votre mutuelle, qu’il s’agisse de Solidaris, de Partenamut, de la Mutualité Chrétienne ou d’une autre. Il est utile de se renseigner auprès d’elle avant de commencer un cycle, certaines proposant des avantages complémentaires.



Quand la pathologie ouvre un statut particulier


Certaines situations, notamment les suites de chirurgie du pied ou les affections chroniques lourdes, relèvent de listes spécifiques ouvrant droit à un nombre de séances plus important et à un encodage différent. Cette question se règle entre le médecin prescripteur et le kinésithérapeute, sur la base du diagnostic posé et des examens complémentaires. Une échographie du tendon ou une IRM sont parfois demandées pour préciser le stade et documenter le dossier.


Le cabinet est installé à Waterloo, à 1410, et reçoit des patients de l’ensemble du Brabant wallon ainsi que du sud de Bruxelles. Les honoraires sont affichés en cabinet. Toute la prise en charge en kiné au cabinet se déroule au centre paramédical Alma, pour les patients de Waterloo comme des communes environnantes.



Les signes qui imposent de repasser par le médecin


Une douleur brutale avec impotence immédiate, une déformation qui s’aggrave en quelques semaines, un gonflement chaud et rouge évoquant une atteinte inflammatoire systémique, des fourmillements persistants dans le pied ou une absence totale d’amélioration après huit à dix semaines de rééducation bien conduite justifient une réévaluation médicale. La rupture complète du tendon et les rhumatismes inflammatoires débutants font partie des diagnostics à ne pas manquer.



Témoignage d’une patiente du Brabant wallon


« Pendant deux ans, j’ai cru que c’était mon poids et mon âge. Je suis infirmière, debout toute la journée, et j’avais une douleur à l’intérieur de la cheville droite qui commençait vers midi et qui ne me lâchait plus. J’ai acheté trois paires de chaussures, j’ai essayé des semelles trouvées en pharmacie, j’ai levé le pied sur mes marches du week-end. Ce qui m’a décidée à consulter, c’est ma fille qui m’a dit que mon pied droit était devenu plat et que ma cheville rentrait vers l’intérieur quand je marchais devant elle. »


« Damien a passé la première séance à examiner mes deux pieds, mes hanches, ma façon de marcher. Il m’a expliqué avec un schéma pourquoi le tendon avait lâché et à quel stade j’en étais. Le plus marquant, c’est qu’il m’a dit franchement que ce ne serait pas rapide et que le résultat dépendrait surtout de ce que je ferais chez moi. Les premières semaines, le travail manuel et le crochetage derrière la malléole m’ont enlevé une bonne partie de la douleur, ce qui m’a permis de commencer les exercices. »


« Cinq mois plus tard, je fais mes trois séries de montées sur pointe tous les matins en me brossant les dents, sans même y penser. Je termine mes gardes sans douleur et j’ai repris la marche le dimanche. Mon pied n’est pas redevenu comme avant, Damien m’avait prévenue, mais il ne s’affaisse plus et il tient. Ce que j’aurais aimé, c’est consulter deux ans plus tôt. »


Témoignage de Christine, patiente du Brabant wallon suivie au cabinet de Waterloo.



Questions fréquentes sur le tibial postérieur



Une tendinopathie du tibial postérieur peut-elle guérir sans opération ?


Oui, dans la grande majorité des formes prises en charge aux stades I et II, lorsque le pied reste souple et réductible. Le traitement conservateur associe thérapie manuelle, travail tissulaire, renforcement excentrique progressif et adaptation du chaussage, sur une durée de trois à six mois. La chirurgie s’adresse aux échecs documentés du traitement bien conduit et aux déformations devenues rigides.



Faut-il arrêter complètement de marcher ?


Non, et c’est même contre-productif. Le tendon a besoin d’une contrainte progressive pour se réorganiser ; l’immobilisation prolongée accélère la désorganisation du collagène et la fonte musculaire. Ce qu’il faut adapter, c’est le volume et le terrain : réduire temporairement les longues marches sur sol dur, fractionner la station debout, conserver une activité quotidienne modérée et indolore.



Les semelles orthopédiques suffisent-elles ?


Elles soulagent en diminuant la contrainte de traction pendant la marche, ce qui rend le renforcement plus confortable. Mais elles n’améliorent pas les qualités mécaniques du tendon et ne restaurent pas la force du muscle. Utilisées seules, elles installent une dépendance sans faire progresser le fond du problème. Elles trouvent leur place en complément du programme actif, jamais à sa place.



Une prescription médicale est-elle nécessaire en Belgique ?


Oui. Les séances de kinésithérapie sont réalisées sur prescription du médecin traitant ou du spécialiste, qui précise la pathologie et le nombre de séances. Les prestations sont ensuite encodées selon la nomenclature INAMI et l’intervention est traitée par votre mutuelle. Il est conseillé de vérifier auprès d’elle les conditions applicables avant d’entamer un cycle.



Combien de séances faut-il prévoir ?


Le nombre dépend du stade, de l’ancienneté et du terrain. Une forme récente demande généralement un cycle de plusieurs semaines à raison d’une à deux séances hebdomadaires, avec une réévaluation clinique à six semaines. Les formes anciennes et les stades II évolués nécessitent un accompagnement plus long, le travail personnel quotidien restant dans tous les cas le principal déterminant du résultat.



Le dry needling est-il douloureux au niveau de la cheville ?


La sensation rapportée est celle d’une crampe brève au moment de la réponse de secousse locale, suivie d’une courbature de quelques heures à deux jours. La région rétro-malléolaire est traitée avec une prudence particulière en raison de la proximité du paquet vasculo-nerveux, après repérage anatomique précis. La technique est proposée seulement lorsque la composante myofasciale est au premier plan.



Prendre rendez-vous au cabinet de Waterloo


Une douleur du bord interne de la cheville qui s’installe, un pied qui semble s’élargir, une cheville qui rentre vers l’intérieur : ces signes ne relèvent ni de l’usure normale ni de la fatalité. La tendinopathie du tibial postérieur est l’une des rares atteintes du pied où le délai de prise en charge change le pronostic à long terme, parce que le tendon distendu finit par entraîner une déformation qui se fixe.


Le cabinet de Damien Leclercq, kinésithérapeute à Waterloo, propose un bilan complet du pied, de la cheville et de la chaîne du membre inférieur, une prise en charge en thérapie manuelle associant dry needling et crochetage myo-aponévrotique, et un programme de renforcement progressif construit avec vous et réévalué régulièrement.


Votre voûte plantaire s’affaisse et votre cheville vous fait mal à la marche ? Prenez rendez-vous avec Damien Leclercq, kinésithérapeute à Waterloo pour un bilan de votre pied et un programme adapté à votre situation.

 
 

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