Bursite trochantérienne à Waterloo : soulager la hanche
- 21 juil.
- 6 min de lecture

Sommaire
Introduction
Une douleur sur le côté de la hanche qui réveille la nuit dès que l'on se couche sur ce côté : ce tableau évoque presque toujours une bursite trochantérienne. On parle aujourd'hui plutôt de syndrome douloureux du grand trochanter.
À Waterloo, dans le Brabant wallon, Damien Leclercq reçoit chaque semaine des patients dont la hanche latérale reste douloureuse malgré le repos. Son approche associe thérapie manuelle, dry needling et crochetage myo-aponévrotique.
La kinésithérapie constitue le traitement de première intention de cette pathologie. Une prise en charge active bien conduite permet le plus souvent d'éviter l'infiltration ou la chirurgie.
Cet article détaille les mécanismes en cause, le déroulement du bilan et les techniques employées au cabinet. Il précise également les repères pratiques propres au système de soins belge.
La bursite trochantérienne : de quoi parle-t-on ?
Le grand trochanter est la proéminence osseuse située à la face externe du fémur. Trois structures s'y superposent : les tendons du moyen et du petit fessier, la bourse séreuse et la bandelette ilio-tibiale.
Longtemps attribuée à une inflammation isolée de la bourse, la douleur provient en réalité d'une tendinopathie des fessiers. La bourse ne s'irrite que secondairement, sous l'effet de la compression répétée.
Cette nuance change tout sur le plan thérapeutique. Le repos strict entretient la déficience, alors qu'une mise en charge progressive stimule la réparation du tendon.
Beaucoup de patients consultent après plusieurs mois d'évolution. Une consultation rapide près de Néerijse permet d'engager le traitement avant que la boiterie ne s'installe.
Causes et facteurs favorisants
Le syndrome touche majoritairement les femmes entre quarante et soixante-cinq ans. La morphologie du bassin, plus large, accentue mécaniquement la compression des tendons fessiers contre le trochanter.
Le rôle central du moyen fessier
Le moyen fessier stabilise le bassin à chaque appui sur une seule jambe. Lorsqu'il faiblit, le bassin bascule du côté opposé et la bandelette ilio-tibiale vient écraser les tendons.
Ce déficit s'installe souvent sans douleur pendant des années. Une marche prolongée ou une reprise sportive brutale font ensuite basculer le tendon vers la souffrance.
Terrain et habitudes du quotidien
Dormir sur le côté douloureux, croiser les jambes assis ou se tenir en appui sur une hanche entretiennent la compression. Ces positions constituent la première cause d'échec des traitements.
Une inégalité de longueur des membres, une arthrose lombaire ou une prothèse de hanche ancienne participent également au tableau. Une consultation rapide près de Néthen permet d'identifier ces cofacteurs dès le premier bilan.
Reconnaître les symptômes
La douleur siège précisément sur la saillie osseuse latérale, parfois irradiée à la face externe de la cuisse. Elle ne descend pas sous le genou, ce qui la distingue d'une sciatique.
Les signes qui doivent alerter
Trois situations sont caractéristiques : le coucher sur le côté, la montée d'escalier et la station debout prolongée en appui sur une jambe. La palpation du trochanter réveille une douleur vive et reproductible.
Une douleur nocturne persistante mérite un avis sans attendre. Elle témoigne d'une irritation tendineuse déjà installée, qui répond plus lentement au traitement.
D'autres douleurs irradiées relèvent au contraire d'une compression nerveuse à distance, comme dans le syndrome du défilé thoraco-brachial au membre supérieur. Le raisonnement clinique reste identique : identifier la structure réellement mise en tension.
Le bilan kinésithérapique au cabinet
Le bilan débute par un interrogatoire précis sur les positions déclenchantes et l'ancienneté des symptômes. Il se poursuit par l'observation de la marche et de l'appui unipodal.
Tests cliniques et diagnostics différentiels
Le test de Trendelenburg, le FABER et la mise en tension résistée des abducteurs orientent le diagnostic. Un maintien de trente secondes en appui unipodal reproduisant la douleur signe fortement l'atteinte tendineuse.
Le kinésithérapeute écarte ensuite une coxarthrose, une radiculalgie lombaire et une atteinte de la symphyse pubienne. L'imagerie n'est demandée qu'en cas de doute ou de résistance au traitement.
En Belgique, les séances s'effectuent sur prescription médicale, selon la nomenclature INAMI. Une consultation rapide près de Nivelles peut être organisée lorsque la douleur limite la marche.
Thérapie manuelle et mobilisations
Les mobilisations visent à restaurer la mobilité de la hanche et du rachis lombaire. Une hanche raide en rotation interne surcharge systématiquement les tendons fessiers.
Maitland et Mulligan appliqués à la hanche
Les glissements postéro-antérieurs de Maitland en grade III restaurent la course articulaire sans irriter le tendon. Les techniques de Mulligan permettent de gagner en flexion active sans reproduire la douleur.
Le traitement inclut aussi la charnière lombaire et l'articulation sacro-iliaque. Un blocage à ce niveau modifie l'appui et entretient la compression latérale.
Dry needling et crochetage myo-aponévrotique
Le dry needling cible les points trigger du moyen fessier, du tenseur du fascia lata et du carré des lombes. L'aiguille provoque une secousse locale qui relâche durablement la bande contracturée.
Le crochetage de la bandelette ilio-tibiale
Le crochetage myo-aponévrotique décolle les adhérences entre la bandelette ilio-tibiale et le plan tendineux sous-jacent. Ce travail diminue la pression exercée sur la bourse à chaque pas.
Ces deux techniques restent des adjuvants du renforcement, jamais un traitement isolé. Elles ouvrent une fenêtre sans douleur pendant laquelle l'exercice redevient possible.
Le nombre de séances varie selon l'ancienneté des symptômes. Une consultation rapide près de Perwez permet d'établir un plan de traitement réaliste dès la première visite.
Le renforcement progressif des abducteurs
Le renforcement des abducteurs constitue le cœur du traitement. Il doit être progressif, régulier et poursuivi plusieurs mois après la disparition de la douleur.
Une progression en trois paliers
Le premier palier repose sur des contractions isométriques en abduction, tenues environ trente secondes, sans mouvement. Elles calment la douleur tout en sollicitant le tendon.
Le deuxième palier introduit les mouvements lents en charge partielle, puis le travail unipodal contrôlé. Le troisième restaure l'impact et prépare la reprise sportive.
La régularité prime sur l'intensité. Trois séances hebdomadaires à domicile suffisent à obtenir une adaptation tendineuse durable.
Prévenir les récidives au quotidien
La correction des positions compressives donne des résultats rapides. Un coussin entre les genoux la nuit et l'arrêt du croisement de jambes assis réduisent nettement les réveils douloureux.
La marche reste recommandée, à condition d'éviter les dévers et les longues descentes. Le vélo et la natation entretiennent la condition physique sans surcharger le trochanter.
Le cabinet est conventionné INAMI et les honoraires sont affichés sur place. L'intervention de votre mutuelle s'effectue sur présentation de l'attestation de soins.
En cas de poussée aiguë empêchant la marche, une consultation rapide près de Plancenoit peut être proposée sans attendre le prochain créneau habituel.
Récapitulatif du parcours de soins
Phase | Objectif principal | Outils kiné |
Bilan | Confirmer l'atteinte tendineuse | Trendelenburg, appui unipodal, tests résistés |
Phase 1 | Calmer la douleur nocturne | Thérapie manuelle, dry needling, isométriques |
Phase 2 | Restaurer la force des abducteurs | Charge progressive, travail unipodal, crochetage |
Phase 3 | Reprendre marche longue et sport | Impact contrôlé, réathlétisation, endurance |
Entretien | Éviter la récidive | Programme à domicile, correction des postures |
Témoignage de patient
"Je ne pouvais plus dormir sur le côté droit depuis huit mois et monter mes escaliers devenait une épreuve. Damien m'a expliqué que le problème venait du tendon fessier et pas seulement de la bourse. Quelques séances de crochetage, puis surtout le programme de renforcement qu'il m'a appris, et les nuits sont redevenues calmes."
Questions fréquentes
Faut-il arrêter de marcher en cas de bursite trochantérienne ?
Non, l'immobilisation prolongée affaiblit encore davantage les fessiers. Il s'agit d'adapter la distance et le terrain, pas de supprimer la marche.
Combien de temps dure la rééducation ?
La douleur nocturne s'atténue généralement en quelques semaines. La reconstruction complète du tendon demande en revanche plusieurs mois de travail régulier.
Le dry needling est-il douloureux ?
La sensation ressemble à une crampe brève au moment de la secousse musculaire. Une courbature locale peut persister un à deux jours, sans gravité.
Faut-il une prescription pour consulter ?
Une prescription médicale reste nécessaire pour la prise en charge par l'INAMI. Votre médecin traitant ou un spécialiste peut l'établir après examen.
L'infiltration est-elle indispensable ?
Elle soulage souvent à court terme mais ne corrige pas la cause mécanique. La décision appartient au médecin, en complément du travail actif et non à sa place.
Peut-on continuer le sport pendant le traitement ?
Le vélo, la natation et le renforcement guidé restent possibles dès le début. La course et les dénivelés sont réintroduits lors du dernier palier.
Une douleur sur le côté de la hanche qui gêne vos nuits ? Prenez rendez-vous au cabinet de Damien Leclercq à Waterloo pour un bilan complet et un plan de traitement personnalisé.

